Affaire Perdriau. Morceaux choisis.
Lorsque les protagonistes sont arrivés au palais de justice de Lyon, le collectif Sainté Populaire a déployé une banderole et scandé « justice pour Saint-Etienne ». Samy Kefi Jérome a été hué. Gaël Perdriau était accompagné du chauffeur de la ville.
Un seul avocat accompagnait Gaël Perdriau à son arrivée au palais de justice. Il s’agit de Maître Luciani. Maître Ingrain, avocat de Nicolas Sarkozy, n’était pas présent. Quant à Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet, il est venu sans avocat et a tenté de faire repousser le procès. En vain. Il se défendra seul.
Sept élus et élues de la majorité municipale ont assisté à la première journée de ce procès médiatique. Nadia Semache a même chaleureusement accueilli le premier magistrat. Ce mardi, après la fin de l’audition de Gilles Rossary-Lenglet, ce sera au tour du maire de s’expliquer. Auparavant, interrogé par le Parisien, le maire avait répondu : « ma grande force, c’est mon innocence! »
La séance du lundi 22 septembre a pris fin aux alentours de 20 heures.
L’interrogatoire du prolixe Gilles Rossary-Lenglet reprend ce mardi matin à partir de 9 heures. Lui succéderont Pierre Gauttieri et Gaël Perdriau.
Le report du conseil municipal du 29 septembre est uniquement justifié par des motifs judiciaires et politiques. Le conseil est reporté à la mi-octobre. En cas d’inéligibilité du maire, le conseil élira un successeur. Le plan B sera aussi mis en œuvre pour les municipales avec un adjoint tête de liste qui est loin de faire l’unanimité..
Samy Kefi Jerome, ancien enseignant, n’a pas été excellent dans sa défense. On a cependant eu confirmation qu’il continue à percevoir 1000 euros par mois comme conseiller régional sans présence. Une révélation peu appréciée.
Presse. De TF1 à RTL, du Figaro à Libération, plusieurs médias nationaux couvrent le procès. C’est le cas d’Anton Rouget de Médiapart. Interrogé par ICI Saint-Etienne, il a rappelé que le maire stéphanois encourt dix ans d’emprisonnement et un million d’amende.
Ce lundi, dans son journal de la mi-journée, France Culture a diffusé un entretien avec la vice-présidente d’Anticor, partie civile au procès. Quant au Progrès et à France Bleu, ils couvrent en continu en live le procès sur internet.
La citation du jour.
« C’est le procès d’un maire qui est encore en exercice par un paradoxe juridique qu’il faudra expliquer ».
La présidente du tribunal
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