Hier mercredi, droit dans ses bottes, Gaël Perdriau a été auditionné durant plus de dix heures. Il a continué à mettre en avant son innocence. Des enregistrements ont été diffusés. La présidente du tribunal a annoncé la prolongation du procès lundi 29 septembre.
Face à Maître Buffard, le maire n’a pas spécialement brillé L’avocat de Gilles Artigues l’a interpellé ainsi « Ne nous prenez pas pour des imbéciles ». A plusieurs reprises, il a agacé la présidente. Il a souvent confondu le tribunal avec le conseil municipal où il règne en maître absolu.
Signalons qu’en l’absence de Maître Ingrain, sans doute pris par le procès Sarkozy, G. Perdriau est défendu par un quatuor d’avocats. Lors de cette longue audition, il fut rappelé au prévenu que « le détournement de fonds est l’infraction la plus lourde« . Elle conduit souvent à l’inéligibilité. Le maire a osé se vanter d’avoir manqué deux postes de secrétaires d’Etat et un de ministre !!!
Médiapart analyse l’audition de Gaël Perdriau.
Le média, qui a révélé l’affaire le 26 août 2022, a publié plusieurs newsletters, une vidéo de 47 minutes et s’apprête à sortir un livre sur l’affaire. Le journaliste Antton Rouget est présent au procès. Hier mercredi, plusieurs enregistrements diffusés par Mediapart ont été diffusés pour « sortir des généralités dont Gaël Perdriau a abreuvé les enquêteurs comme la population stéphanoise depuis le début de l’affaire pour entrer dans le concret ». Gaël Perdriau déplore « les médias ont essayé de me faire passer pour un salaud« .
Conclusion du maire de Saint-Etienne : »A aucun moment, je n’ai cherché à humilier Gilles Artigues. C’est quelqu’un que j’apprécie, que j’aime bien ».
En bref.
La prime de 34000 versés à Pierre Gauttieri à l’occasion de son licenciement a été évoquée.
France Bleu a interviewé quelques Stéphanois venus assister au procès. La plupart sont écœurés.
La colère de Lionel Boucher : « convoquer Denis Chambe, qui n’est plus de ce monde pour tenter de se disculper. A la place du prévenu, j’aurais honte.
Le point de vue de Libération : »Raide, offensif pour ne pas dire hautain et agressif, Gaël Perdriau se tient à la barre du tribunal comme il dirige ses conseils municipaux, n’hésitant pas à couper la parole à la présidente« .
France Inter rediffuse l’émission « Saint-Etienne, le maire et la sextape » du journaliste Jean Brossier relate « une affaire hors normes, abracadabrante où la violence politique côtoie la bêtise, l’incompétence et la médiocrité quelque part entre le mauvais polar et un film des frères Coen.
Par erreur, le média BRUT a cité le maire de la Fouillouse qui n’eststrictement pour rien dans cette affaire.
Pour ce procès, Gaël Perdriau est assisté de 4 avocats.
Florilège des propos de Gaël Perdriau.
« A aucun moment, je ne cherche à humilier Gilles Artigues. Au contraire, je veux simplement ne pas être pris pour un imbécile et qu’il ne trahisse pas la majorité municipale »
« Jamais, je n’ai pratiqué des méthodes hors la loi pour faire de la politique. »
« »Depuis trois ans, il faut que je sois coupable ».
« »Tout ça c’est totalement faux. Ça s’est fait sans moi. Jamais, je ne me serais abaissé à de telles pratiques »
« Voilà cinq ans que Gilles Artigues cherche à me piéger à mon insu ».
« Depuis 30 ans cette année, je me consacre à la ville de SaintEtienne et aux Stéphanois Jamais, je n’ai pratiqué des méthodes hors la loi pour faire de la politique ».
« Je vis un enfer depuis trois ans ».
« »Ce kompromat s’est fait sans moi »



