« Quelle image pour la vie politique française !«
Audrey Quey, procureure.
Affaire Perdriau. Morceaux choisis. 6ème journée..
La parole est aux avocats de Gilles Artigues et Michel Thiollière.
Ce lundi 29 septembre a été marqué par les plaidoiries des avocats des parties civiles et les réquisitions de la procureure de la République.
C’est Florence Vincent, avocate de Gilles Artigues, qui a pris la parole en premier. Elle a commencé par dénoncer « une grenouille qui se voulait plus grosse que le boeuf » avant de décrire le fonctionnement mafieux d’une mairie.
Puis, elle décrit le duo Perdriau-Gauttieri et déplore le comportement d’un maire dans le déni.
Son collègue André Buffard lui succède pour parler « d’un entourage de pieds nickelés », pour déplorer le départ de Saint-Etienne de Gilles Artigues, le préjudice subi par Michel Thiollière sans oublier le rôle de l’adjoint Chassaubéné. Pour conclure en évoquant le BOUM annoncé par Perdriau dans un conseil municipal..
Et ensuite, la procureure Audrey Quey prend le micro.
Son propos débute par un souhait que justice soit faite. Elle enchaîne immédiatement en ciblant Gaël Perdriau comme le décideur.. « Un directeur de cabinet ne prend pas une telle décision sans l’accord du chef« . Elle estime toute relaxe impossible.. Et décline successivement les responsabilités de Gilles Rossary-Lenglet, Samy Kefi Jerome, Pierre Gauttieri et Gaël Perdriau.
Elle demande que le maire de Saint-Etienne soit condamné pour tous les faits qui lui sont reprochés.
Pour le directeur de cabinet, elle requiert 3 ans de prison dont deux avec sursis et un avec bracelet électronique. MM Rossary-Lenglet et Kefi-Jerome pourraient écoper de 4 ans de prison dont deux fermes et deux avec sursis ainsi que 40 000 euros d’amende.
Quant à Gaël Perdriau, qui risquait 10 ans de prison et 1 millions d’amende, la justice lui propose 5 ans d’inéligibilité applicable rapidement, 5 ans de prison dont 3 ans fermes non aménageables, 2 ans de sursis et 40000 euros d’amende. Nous connaîtrons, ce mardi, la date du délibéré .
Quelques citations à retenir.
« Comment ce chantage odieux et aux ressorts homophobes, inédit dans la vie politique française, a-t-il pu fomenter un complot visant à neutraliser un politique, membre de leur propre majorité municipale, au moyen d’une vidéo intime tournée à son insu ? »
Le site Médiacités.
« Le cœur de ce dossier, ce sont les tréfonds de ce marécage politique, les tréfonds de cet hôtel de ville qui constituent le théâtre secret, le huis clos de cette mairie stéphanoise. Une triste réalité de notre vie démocratique pour éliminer un ennemi politique avec l’argent public . Vous avez dans ce dossier tous les versants du pouvoir , le scabreux sur fond d’homophobie, la peur sur fond de chantage, l’argent. En politique, à Saint-Etienne, quand on est Gaël Perdriau, le pouvoir ne se partage pas. »
Me Vincent, avocate.
« Quelle image pour la vie politique française ! » Audrey Quey, procureure.



