COMMUNIQUÉ du groupe « Saint-Étienne Demain »
Procès Perdriau : le grand « boum » des réquisitions
Le procès de l’affaire Perdriau se termine enfin, au terme d’une semaine qui aura vu disséquer avec précision la gouvernance mafieuse et les méthodes de voyou à la tête de la municipalité de notre ville. Comme toutes les personnes qui ont suivi ces sept journées, nous ressortons dégoûtés de ce grand déballage qui donne une image désastreuse de Saint-Étienne et de la politique en général.
Nous sommes ainsi satisfaits de l’exemplarité des peines requises, qui sont à la hauteur des faits gravissimes évoqués à l’audience. La hiérarchie des responsabilités est également bien restituée dans les réquisitions de la Procureure de la République : dans une mairie, c’est le maire, non le directeur de cabinet, qui décide. C’est donc le maire qui doit, au premier chef, rendre des comptes sur les infractions commises et, en particulier, sur l’utilisation de l’argent public.
Jusqu’au bout, Gaël Perdriau aura nié l’évidence, au contraire des autres acteurs du kompromat. Il serait lui la véritable « victime » d’un ensemble de complots qui se superposent, voire se contredisent. Il a ainsi dénoncé tour à tour : les policiers (incompétents), les juges ayant mené l’instruction (à charge), les francs-maçons (aux intérêts qui nous échappent, forcément), des personnalités politiques du PS, des LR… voire la principale victime, Gilles Artigues.
C’est ce déni profond qui l’avait conduit à nous annoncer que cette audience ferait un grand « boum ». Il n’y aura pourtant eu ni coup de tonnerre ni coup de théâtre durant ces sept jours… jusqu’au moment des réquisitions.
L’objet d’une sanction judiciaire n’est pas uniquement de punir. Elle a aussi pour but de protéger la Société et de prévenir la récidive. Seul mis en cause qui soit encore en capacité de nuire – puisqu’il reste accroché à ses fauteuils de maire et de président de la Métropole – et qui semble peu troublé par ses actes et les souffrances infligées, il est logiquement celui pour lequel les peines requises sont les plus lourdes : cinq ans de prison, dont trois ans fermes, et cinq années d’inéligibilité, avec exécution provisoire.
Nous attendons maintenant avec impatience le prononcé du délibéré, annoncé pour le 1er décembre, qui viendra refermer le chapitre judiciaire de cette affaire sordide.
D’ici là, puisque Gaël Perdriau entend rester maire jusqu’au bout, nous lui ferons face lors du prochain conseil municipal du 13 octobre. Nous l’appelons néanmoins, pour la sérénité des débats et la bonne avancée des dossiers municipaux, à se mettre en retrait jusqu’au prononcé du jugement.
Isabelle DUMESTRE, François BOYER, Ali RASFI, Laetitia VALENTIN – Conseillers municipaux et métropolitains du groupe Saint-Etienne Demain
Pierrick COURBON – Député de la Loire
Régis JUANICO, Arlette BERNARD – Conseillers départementaux de Saint-Etienne
Johann CESA – Conseiller régional



