Affaire Perdriau. Morceaux choisis. 7ème jour.
Atteint de sclérose, Pierre Gauttieri, qui assure sa défense, est absent. La matinée débute par la défense des présidents d’associations. L’avocat réclame leur relaxe, invoque la dégradation de l’image de ses clients.
Dans la foulée, Maître Sauvayre critique Gilles Rossary-Lenglet qui aurait abusé du couple Giacomel, « un sale type qui veut emporter les artistes dans sa chute ! ».
Ensuite, le premier avocat de Gaël Perdriau à prendre la parole est Paul Mallet . Pour lui, rien ne permet de dire que son client est à l’origine de la vidéo. Il poursuit en justifiant la réserve financière du maire pour les subventions des associations. Il trouve ces subventions parfaitement légales et les sommes acceptables. Pour cet avocat, Gaël Perdriau n’est pour rien dans le chantage et le détournement de fonds publics.
Un second avocat prend ensuite la parole. Benoit Martinez estime que rien ne justifie la mise en cause du maire. Il considère que Gilles Rossary-Lenglet a menti aux enquêteurs. . Il met sérieusement en cause l’ancien directeur de cabinet longtemps surnommé en interne « le maire bis« . Il estime que Pierre Gauttieri voulait se venger de Gilles Artigues et Michel Thiollière. En conclusion, lui aussi réclame la relaxe de son client..
Enfin, un troisième défenseur prend la parole. Comme son client,
Maître Luciani invoque la présomption d’innocence. précise que Perdriau ne s’est pas rendu coupable sur le plan du droit. Il considère que le dossier est faible et qualifie Gilles Artigues « d’animal politique », lui qui réclame 500 000 euros de dommages et intérêts et perçoit ses indemnités d’élu. Il qualifie Pierre Gauttieri de « cerveau de l’affaire ». Il réclame aussi la relaxe du maire.
Au tour des prévenus de prendre la parole.
Les présidents d’association récitent leur catéchisme habituel et Gilles Rossary-Lenglet explique pourquoi il n’a pas sollicité le pardon des victimes.
Enfin, pour la énième et pas la dernière fois, Gaël Perdriau clame son innocence.
Le délibéré sera rendu le 1 décembre à 9h30 D’ici là, la vie politique stéphanoise d’annonce tendue avec un conseil municipal reporté au 13 octobre. Nous reviendrons demain sur les suites politiques.
Conclusion provisoire.
Voici deux phrases qui résument bien cette journée :
« Madame la présidente, Messieurs les juges, je suis innocent, je vous confie ma parole, ma dignité, mon avenir » Gaël Perdriau.
« Gaël Perdriau n’a pas pris la mesure de ce qu’on lui reproche. Il y a dans ce dossier des éléments ». .
Médiapart vient d’éditer un deuxième numéro de sa nouvelle lettre
« Retrait total » entièrement consacré à l’affaire Perdriau..
Le Figaro note un réquisitoire « implacable » de la procureure contre le maire de Saint-Etienne. « Il était le décideur, celui qui avait la main sur l’arme nucléaire ».



