Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire. Voici le second d’une longue série…
Il naît le 25 août 1624 au château d’Aix près de Saint-Martin-la-Sauveté.
Il est le second d’une famille de douze enfants. Son père Georges d’Aix, seigneur de La Chaise, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, gentilhomme distingué par ses services, était marié avec Renée de Rochefort issue d’une des meilleures maisons de la province.
Par son ascendance paternelle il est le petit neveu du Père Pierre Coton, confesseur de Henry IV.
Dès l’âge de dix ans il est inscrit au collège des jésuites de Roanne (fondé par un de ses ancêtres).
Après deux ans de noviciat il alla faire sa philosophie à Lyon, où le Père d’Aix professait les mathématiques et les belles lettres.
Il entre très jeune dans la Compagnie de Jésus où il se distingue comme professeur de philosophie à Lyon et ainsi il est proposé à Louis XIV comme confesseur et le devient en 1645. Il exerce une grande influence sur le Roi jusqu’à sa mort.
Il est également un numismate réputé, spécialisé dans les monnaies antiques et fait don de sa collection à la maison professe des Jésuites.
Il déploie beaucoup de souplesse en modérant la lutte contre les jésuites et l’action du roi lors de la révocation de l’Edit de Nantes en octobre 1685. Il ne réagit pas pour faire arrêter les persécutions contre les protestants.
Il favorise au contraire les missions des jésuites dont il embellit la propriété que les jésuites ont reçue en don en 1615 d’une pénitente (maintenant cimetière du Père Lachaise) *.
Le Père François La Chaise était provincial des jésuites quand Louis XIV le choisit pour être son confesseur.
Jusque-là loin de la Cour, il se trouva vite au milieu d’intrigues et ainsi placé entre Madame de Montespan et Madame de Maintenon, puis entre Madame de Maintenon et Louis XIV, entre les jésuites et les jansénistes, enfin entre Bossuet et Fénelon.
Il « détacha » le roi de Madame de Montespan et aurait célébré le mariage secret de Louis XIV avec Madame de Maintenon. Il prit part aux affaires, notamment à la fameuse déclaration du clergé sur les libertés de l’Eglise anglicane (1682),
Le père La Chaize ne résidait pas à Versailles mais à la maison professe près de l’Eglise Saint-Paul à Paris oui il sera inhumé. Il ne se faisait pas que des amis. Les jansénistes l’accusaient de s’être emparé de la confiance du roi.
Parvenu à l’âge de quatre-vingts ans, il demanda sa retraite. Il lui fallut porter sa charge jusqu’au bout.
Louis XIV fit construire à son confesseur, dans la propriété des jésuites un pavillon où il se retirait fréquemment. Son frère, le Comte de la Chaize, y donna des fêtes tout en contribuant à l’embellissement du domaine.
De 1701 à 1709 il est membre de l’Académie royale des inscriptions et médailles
Affaibli par les infirmités dues à son âge, et malgré sa volonté de se retirer de sa fonction, Louis XIV le garde auprès de lui. Le roi lui autorise de se retirer peu de temps avant sa mort.
Il meurt à Paris le 20 janvier 1709.

Source : Biographie universelle ancienne et moderne. Par une société de gens de lettres et de savants. Tome XXII.
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