Ludovic Berthillot, comédien originaire de Roanne, retrace pour Radio GAGA 42, son chemin singulier de jeunesse, marqué par une passion précoce pour le tennis puis pour la scène, jusqu’à sa carrière très riche dans le cinéma et le théâtre. Ludovic évoque les moments clés de sa formation, ses débuts professionnels au Club Méditerranée, des rencontres déterminantes avec des figures majeures du spectacle et du cinéma, ainsi que les difficultés et les leçons apprises pour percer dans le métier d’acteur. Il partage également son attachement profond à sa région natale et explique comment il y promeut la culture et la vie artistique locale.
De Roanne à Paris : la genèse d’un rêve comédien
Ludovic Berthillot débute en expliquant son parcours scolaire et comment le tennis a rythmé son adolescence. Après avoir quitté plusieurs établissements scolaires, il s’oriente vers un BEP sanitaire et social mais trouve sa voie dans l’animation sportive et culturelle, notamment au Club Méditerranée à la fin des années 1980. C’est là, en côtoyant notamment Elie Kakou, qu’une vocation naît pour le travail de scène. Après avoir accumulé de l’expérience comme responsable tennis puis animateur, il décide de tout quitter en 1997 pour s’installer à Paris et devenir comédien. Il souligne la difficulté du début, sans plan B, avec la détermination d’avancer coûte que coûte malgré la complexité de la capitale et l’absence de réseaux sociaux à l’époque. Ludovic insiste sur l’importance de ne jamais lâcher ses objectifs, un conseil qu’il adresse particulièrement aux jeunes qui aspirent à travailler dans le spectacle ou le cinéma.
Développer son talent et provoquer les rencontres décisives
Il raconte comment il frappait aux portes des productions à Paris, déposait CV et photos, et patientait parfois longtemps – jusqu’à 12 heures d’affilée – pour rencontrer un directeur de casting. Ludovic explique que le talent est une condition sine qua non pour durer, car la sélection naturelle du métier écarte rapidement ceux qui ne savent pas convaincre à l’écran. Il témoigne aussi de la difficulté d’échapper au « typecast » ou à la catégorisation dans certains rôles, notamment celui de « méchant » auquel il fut souvent cantonné. Par ailleurs, son parcours est ponctué de rencontres majeures, notamment celle avec Elie Kakou au Club Méditerranée, remarqué pour son charisme et sa capacité à captiver le public. Cette rencontre fut un déclic pour Ludovic, l’incitant à quitter l’animation pour se consacrer au spectacle vivant.
De Canal Plus à la gloire partagée avec les grandes figures du cinéma
Ludovic détaille sa collaboration avec Michel Muller, qu’il a rencontré par hasard lors d’un spectacle parisien. Michel Muller l’emmène sur Canal Plus où Ludovic participe à plus de 70 sketches en deux ans, apprenant aussi beaucoup sur la réalisation à ses côtés. Il raconte ensuite son premier grand rôle au cinéma à côté de Gérard Depardieu en 2002 dans le film « Tais-toi ! » de Francis Veber. Cette expérience, vécue comme un tremplin, lui a permis de se faire reconnaître et d’obtenir d’autres rôles importants aux côtés de Vincent Lindon, Jean Reno, Catherine Deneuve ou Kad Merad. Il insiste sur la richesse d’apprendre en jouant avec des artistes confirmés, ce qui l’a fait progresser dans son art. Quelques-uns de ses films ont été tournés dans la région, notamment « La fille du patron » en 2015, un projet traitant du monde textile local.
Nouveaux projets et affection pour Roanne : transmission et fierté régionale
En évoquant ses projets cinématographiques, Ludovic précise qu’il va prochainement tourner deux films dont un moyen métrage nommé « Entrepose », où il joue un rôle extrêmement sombre et inédit, ainsi qu’un film avec Benoît Magimel en Bretagne, « L’enragé », où il incarne un gardien de prison. Ensuite, il revient sur son one man show, centré sur sa jeunesse à Roanne, où il a raconté avec humour ses années scolaires et sa nature espiègle. Il explique que parler de Roanne à l’extérieur signifie souvent évoquer la gastronomie réputée comme la Praluline ou le restaurant Troisgros, mais aussi le basket ou l’industrie armurière qui a marqué l’économie locale. Ludovic se positionne en fier ambassadeur de la région qui, selon lui, retrouve peu à peu un dynamisme culturel et gastronomique. Il finit par souligner son engagement personnel dans la promotion des arts, notamment en tant que parrain d’un cabaret transformiste à Villerest, un exemple parmi d’autres des initiatives culturelles rayonnantes actuelles dans le Roannais.
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