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samedi 21 mars 2026
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Roche-la-Molière : Bilan, défis et ambitions pour un troisième mandat d’Eric Berlivet

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A l’approche des élections municipales, panorama complet sur Radio GAGA 42 des enjeux rencontrés lors des deux derniers mandats et en dévoilant les axes centraux du projet pour le prochain. À travers un dialogue précis, le maire détaille la gestion financière, la revitalisation urbaine, l’articulation intercommunale, la sécurité et les transitions technologiques, sans éluder les sujets sensibles comme la gestion des déchets et la transparence métropolitaine. L’entretien se distingue par une analyse concrète des politiques locales, de nombreuses données chiffrées et des stratégies d’innovation sociale et écologique.

De l’apprentissage à la reconstruction : Bilan des deux premiers mandats

Dès l’introduction sur Radio Gaga 42, Eric Berlivet explique que le premier mandat fut consacré à l’apprentissage des fonctions, confronté à la complexité du métier, la réglementation et la gestion d’équipe sans mode d’emploi formel. Il souligne avoir bénéficié d’une expérience d’entrepreneur, mais avoue la difficulté initiale, notamment avec une gestion des ressources humaine lourde. Le second mandat, qu’il conclut, a été caractérisé par la nécessaire reconstruction financière de la commune. À partir de 2014, Roche-la-Molière a perdu une dotation de l’État de 700 000 € par an, soit plus de 7 millions cumulés, à travers la disparition de la DGF (dotation générale de fonctionnement). Ce choc financier se doublait d’un endettement qualifié “d’abissal”, de risques miniers, d’un retard de 50 ans sur les voiries et d’un système d’assainissement délabré. Face à cet héritage, la priorité fut d’absorber le choc puis de rééquilibrer les comptes. L’endettement a été divisé par plus de deux ; selon les projections, la commune pourrait être désendettée totalement dans trois ans si aucune dépense superflue n’est engagée.

Dynamisation locale, fiscalité maîtrisée et rôle central de la métropole

Le maire détaille la stratégie d’investissement poursuivie : 32 millions d’euros injectés dans les infrastructures, principalement sportives, la réhabilitation du château, les voiries et réseaux. Ce rattrapage structurel s’est accompagné d’une politique fiscale stricte : depuis 2014, aucune hausse du taux communal n’a été votée, maintenant une fiscalité stable afin de renforcer l’attractivité. Il souligne la contribution déterminante des partenaires institutionnels, non seulement la métropole (outil indispensable à la gestion mutualisée des services essentiels, savoir-faire techniques et financements), mais aussi l’État et d’autres collectivités. Cette stratégie collective a permis à la ville de se démarquer, devenant une commune recherchée pour l’immobilier dans la Loire. L’effet de levier métropolitain permet mutualisation des équipements, ressources humaines spécialisées et soutien logistique, ce qui diminue les coûts pour chaque commune.

Sécurité, technologie et stratégie pour le troisième mandat

Au cœur du projet municipal, la sécurité émerge comme sujet majeur. Face à l’insécurité, la ville poursuit le déploiement de 80 caméras de vidéosurveillance avec un marché dédié lancé après deux ans d’étude, ciblant un usage partagé via un CSU (centre de supervision urbain) intercommunal en collaboration avec les communes voisines. Différenciant la police nationale (sécurité) de la municipale (tranquillité), le maire partage aussi son expérience de réserviste opérationnel, gage d’une compréhension affinée du terrain. Il annonce le recrutement de policiers municipaux et d’ASVP, tout en intégrant l’IA dans le système de recherche vidéo : la technologie permettra d’identifier plus rapidement des individus suite à réquisition du procureur, avec des procédures très encadrées légalement. L’exemplarité administrative et la professionnalisation sont réaffirmées par la formation continue obligatoire à la police municipale (port d’armes, compétences juridiques).

Développement économique : commerce, urbanisme, attractivité et centralité

Le dynamisme commercial de Roche-la-Molière est largement exposé : stationnement gratuit, zones bleues en centre-ville et création imminente d’un parking de 80 places stimulent la rotation des clients. Le chiffre d’affaires du commerce progresse de 15 à 20 % selon les chiffres officiels. Refusant les propositions expansionnistes des grandes surfaces, la commune privilégie un modèle hybride (distribution traditionnelle, discount, commerce alimentaire qualitatif), garantissant un équilibre adapté à la taille et aux besoins locaux. En tant que ville centrale, elle attire aussi les habitants de communes limitrophes telles que Saint-Genest-Lerpt, Saint-Victor, et une partie de Saint-Étienne, structurant un bassin de vie d’environ 10 004 habitants.

Déchets : limites des politiques actuelles, gestion, incinération et regards critiques

L’ancien vice-président métropolitain aux déchets partage sans détour son insatisfaction face aux décisions actuelles concernant la gestion, notamment le recours obligatoire au QR code pour accéder en déchetterie (jugé inutilement complexe et contre-productif). Il regrette les décisions prises sans adéquation réelle aux besoins, notant que 5 % de la population incivile fait peser un coût très élevé sur la commune (95 % des habitants payent “pour les autres”). Sur la question de l’incinérateur, il contextualise le vieillissement de l’actuel centre d’enfouissement (présent depuis 1972), l’intérêt écologique relatif de l’incinération pour éviter les enfouissements, et détaille la nécessité d’études plurielles — un seul cabinet étant intervenu à ce jour. S’il reste prudent sur les effets sanitaires (les fumées étant aujourd’hui efficacement filtrées), il rappelle que le coût réel d’un nouvel incinérateur frôle les 400 M€, bien supérieur aux 200 M€ annoncés, et que sa rentabilité dépend du volume de déchets à traiter. Il prône une stratégie de mutualisation avec Lyon, dont l’incinérateur a besoin d’apports externes (jusqu’à 60 000 tonnes), mais suggère de privilégier les alternatives de transport durable (train).

Ambitions et projets structurants pour le troisième mandat

Abordant enfin le prochain mandat, le maire insiste sur la rénovation du patrimoine existant : sur 48 bâtiments publics, un chantier emblématique concerne la reprise de la toiture de l’église pour 700 000€, pendant que se poursuivent les aménagements autour du château et la création du nouveau parking de 80 places dès avril. L’effort portera aussi sur de nouveaux équipements sportifs (terrain de boule et tennis couverts, installations solaires), la modernisation du réseau d’assainissement et des voiries. Sur le volet social, Roche-la-Molière pionnière avec la conciergerie municipale, dispositif utilisé par près de 20 % des seniors qui facilite le maintien à domicile, secteur clé dans la prévention de la dépendance. Le programme inclut la construction de logements adaptés, des services pour la jeunesse (crèche, maison de la petite enfance) et une offre globale d’accompagnement “de la naissance à la mort”, saluée pour sa richesse, qui distingue la commune auprès de ses habitants.

Culture, métropole et transparence : perspectives et enjeux politiques

En matière culturelle, le maire évoque la profusion de projets (street art, partenariats avec les festivals locaux, mutualisation des saisons culturelles à l’échelle métropolitaine), plaidant pour une collaboration intercommunale afin d’optimiser l’offre et les moyens — regrettant le cloisonnement des initiatives individuelles. Enfin, la discussion évolue sur les ambitions concernant la gouvernance de la métropole : il exprime son intention de peser stratégiquement après les municipales, visant davantage de transparence et d’équité, dénonçant l’opacité persistante sur le montant des investissements par commune. Pour lui, publier ces chiffres et garantir l’équité entre les territoires serait un accomplissement politique majeur attendu de longue date.

L’intégralité de l’entretien est ICI


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