Jean-Baptiste Rigodon naît le 12 mars 1848 à Arlanc, dans le département du Puy-de-Dôme.
Il entreprend des études de médecine à l’École de santé militaire de Strasbourg. Celles-ci sont interrompues par la Franco-Prussian War. Il rejoint alors le Hôpital du Val-de-Grâce à Paris afin d’y poursuivre sa formation médicale.
Jeune médecin, il s’installe en 1875 à Montbrison. Il s’y fait rapidement apprécier de la population pour son dévouement et son humanité, devenant l’une des figures médicales importantes de la ville. En 1898, le Conseil municipal de Montbrison demande pour lui l’attribution de la Légion d’honneur, afin de récompenser ce « bon docteur », médecin de l’hôpital.
Parallèlement à son activité médicale, Jean-Baptiste Rigodon s’engage dans la vie publique locale. À la demande de son ami, alors notaire et maire de Montbrison, il se présente pour remplacer un adjoint récemment décédé. Il est élu adjoint au maire le 9 décembre 1894. Réélu en 1898, il conserve cette fonction jusqu’au décès de son ami, maire de la ville.
Le 15 juin 1913, il est à son tour élu maire de Montbrison. Après la mort de Georges Levet, il devient également conseiller général du canton de Montbrison.
Lorsque éclate la grande guerre en août 1914, Jean-Baptiste Rigodon a 66 ans. Malgré son âge, il s’engage comme médecin aide-major pour toute la durée du conflit, grade qu’il avait obtenu lors de sa formation au Val-de-Grâce.
À l’issue de la guerre, il revient à Montbrison avec le grade de médecin-major et la rosette d’officier de la Légion d’honneur, distinction qui récompense son engagement militaire et son dévouement.
Avec l’âge, sa santé se fragilise. Il renonce progressivement à la pratique de la médecine et abandonne ses mandats municipaux et départementaux.
Jean-Baptiste Rigodon s’éteint le 9 mars 1928.
Source : La Gazette, 2005, article de Joseph Barou.



