Suspense réduit dans la Loire pour le second tour des municipales.
Comme chez nos voisins de Haute-Loire, la quasi-totalité des maires ont été élus dès le premier soit parce qu’il n’y avait qu’une, deux voire trois listes.
Le second tour concerne surtout les plus importantes communes comme Saint-Etienne, Saint-Chamond, Roanne, Firminy.
Dans ces villes, les électeurs auront le choix entre trois et quatre listes La presse nationale est surtout rivée sur la quatorzième ville de France, Saint-Etienne, plongée dans la crise depuis août 2022 et la révélation de l’affaire Perdriau. Ce dimanche 15 mars, le taux de participation a été assez faible à Saint-Etienne, peut-être en raison de la présence de huit listes.
C’est le candidat socialiste, Régis Juanico, ancien député, qui a su fédérer plusieurs partis de gauche dont les Verts et le PC ainsi que des partis socio-démocrates comme Place publique qui est largement en tête devant le RN incarné par un jeune homme diplômé, Corentin Jousserand.
La troisième place est occupée par Dino Cinieri qui a su regrouper des formations de droite, du centre et de gauche modérée.
La quatrième candidate accessible au second tour est Valentine Mercier de la France insoumise. Derrière, les trois autres listes de droite et du centre ne sont pas accessibles au second tour.
La liste Le Jaouen n’atteint pas les 5%. La liste Chassaubéné, pro-Perdriau et disposant d’un budget confortable se contente d’un score modeste.
Comment se présente le deuxième tour ?
Cela fait des semaines que Régis Juanico précise qu’il ne fusionne pas au second tour avec les insoumis. Dès la soirée de dimanche, il confirme son choix. Dans un communiqué, LFI se félicite de son bon score et « tend la main pour une union de second tour ». Valentine Mercier déplore que le PS local ne suive pas les consignes nationales et rappelle qu’il y a de nombreux abstentionnistes.
Très discret depuis des semaines, le collectif Sainté Populaire fondé en 2024 publie un communiqué se félicitant le fait que Saint-Etienne tourne « la page Perdriau ». Il appelle, dans un communiqué, la gauche à la fusion « parce que face à l’extrême droite, l’antifascisme ne se discute pas ».
Pour sa part, le candidat RN, dans une vidéo, appelle Dino Cinieri à se ranger derrière lui. En vain.
Quelle chance pour Dino Cinieri.
Si le candidat DVD n’est que troisième, il le doit en partie à trois autres listes, droite et centre. Celle de Marc Chassaubéné, qui enregistre un vrai échec, appelle à voter, sans plus de détail, pour la liste Cinieri. Siham Labich, contente de son résultat, ne donne pas de consignes de vote. L’ancienne présidente départementale du MODEM annonce qu’elle va créer son propre mouvement politique.
Quant à Eric Le Jaouen, en dessous de 5%, il remercie ses électeurs et n’évoque même pas le deuxième tour.
Comment se présentent les choses maintenant.
Les candidats espèrent tous sûrement convaincre des abstentionnistes du premier tour à se rendre aux urnes. A priori, et même sans consigne précise, Dino Cinieri ici pourrait récupérer quelques électeurs d’autres listes droite et centre. Il ne faudra pas qu’il compte sur le conseiller régional, Gérard Aubret, président des chasseurs de la Loire qui l’appelle à voter RN. Les dés sont jetés.



