Communiqué
L’U2P ne comprend pas que le Gouvernement se soit soumis aux injonctions des organisations syndicales de salariés, abandonnant en rase campagne le projet qui devait donner la possibilité à quelques professions limitativement signalées, dont les boulangers, de proposer aux salariés volontaires de travailler le 1er mai moyennant un doublement du salaire journalier.
« La décision du Premier ministre illustre une nouvelle fois le caractère “hors sol” de l’action gouvernementale. En refusant cette évolution, il confisque la liberté des entreprises concernées et empêche des salariés volontaires de travailler davantage pour améliorer leur pouvoir d’achat, tout en contribuant à la valorisation de leur entreprise.
Quant aux organisations syndicales, leurs positions traduisent une incompréhension persistante du fonctionnement des TPE de proximité. Une fois encore, la posture et la doctrine prennent le pas sur le bon sens et sur la défense concrète du pouvoir d’achat.

Il est urgent de sortir de ces blocages archaïques et de donner un cadre clair, sécurisé et moderne. Laisser travailler le 1er mai, ce n’est pas remettre en cause une symbolique, c’est reconnaître la réalité économique de nos territoires et faire confiance aux acteurs de terrain.«
Marie-Françoise Gondard-Argenti
Présidente de l’U2P Auvergne-Rhône-Alpes.

