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Quand la politique étrangère s’invite dans la municipalité stéphanoise !

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Quand la politique étrangère s’invite dans la municipalité stéphanoise !
A quelques jours du premier conseil municipal du mandat Juanico, celui-ci a annoncé à la presse la fin prochaine du jumelage entre Saint-Etienne et la commune israélienne de Nof Ha Galil, anciennement nommée Nazareth.

Cette collectivité a la caractéristique de compter une importante communauté arabe israélienne mais elle est dirigée depuis peu par un maire d’extrême-droite. Ce jumelage datant des années 70 fait partie d’une liste importante de jumelages entre Saint-Etienne et de nombreuses communes du monde entier. La plupart de ces jumelages sont plongés dans un sommeil profond pour des raisons essentiellement financières. La préfecture de la Loire a des sœurs en Russie et aux USA.


Ce jumelage entre Saint-Etienne et une ville d’Israël avait été signé par Michel Durafour. Il devrait être annulé et remplacé par un jumelage avec une cité palestinienne sans doute en Cisjordanie occupée. Un tel projet, s’il est approuvé par la France soumise et les associations pro-palestiniennes locales, risque de créer une polarisation dans un contexte où les actes antisémites se multiplient en France.

L’événement intervient alors que la nouvelle municipalité stéphanoise a plutôt bien réussi son installation grâce à des mesures en rupture totale avec la gestion Perdriau.


En quelques jours depuis le 22 mars, Régis Juanico a su poser des actes importants d’une nouvelle gouvernance.
Sur le plan municipal, le nouveau maire a pris plusieurs décisions symboliques majeures. Citons la diminution de son indemnité de maire, sa démission du conseil départemental, la création d’un conseil d’éthique, le non cumul des mandats d’adjoints au maire de Saint-Etienne avec des vice-présidences à la Métropole, des démutualisations de services.


Côté métropolitain, le nouveau président a introduit une gouvernance trans-partisane. Il a créé une conférence des maires et des futures réunions territoriales ainsi que d’autres mesures. On saura d’ailleurs le 22 avril les postes occupés par les 19 vice-présidents. La plupart de ces décisions n’ont pas été appréciées par l’ancien président de la Région Aura.


Pourquoi lancer une polémique dans un climat d’apaisement local ?
Le 17 avril, trois jours avant le conseil municipal de lundi avec un ordre du jour important sur le commerce local , un communiqué de presse annonçait la fin prochaine du jumelage avec une ville israélienne. Cette annonce a déclenché une réaction du CRIF, le conseil représentatif des institutions juives de France. Le CRIF estime que « cette rupture ne sert ni la paix ni la justice : elle alimente les fractures« .


Deux anciens élus stéphanois, l’ancien député Jean-Louis Gagnaire et l’ancien maire stéphanois, Michel Thiollière déplorent aussi cette décision sur leurs réseaux sociaux.
Une deuxième manifestation pro-palestinienne se tiendra demain 20 avril en fin d’après-midi dans la foulée du conseil municipal.
Le sujet a été déjà évoqué dans la presse locale et dans la presse nationale notamment sur France Info ! 

Patrick Françon
Patrick Françon
Journaliste indépendant

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