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Saccages du centre-ville de Saint-Étienne : l’ACAPSE et quatorze associations de commerçants réclament des mesures immédiates

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D’après un communiqué

Après les pillages et les dégradations commis le 17 octobre en marge des manifestations, les représentants des commerçants stéphanois interpellent le préfet de la Loire. Ils demandent un rendez-vous en urgence et un plan d’action concret pour protéger les commerces, poursuivre les auteurs des faits et soutenir les entreprises sinistrées.

La colère et l’inquiétude des commerçants du centre-ville de Saint-Étienne s’expriment désormais auprès des autorités. Ce matin, Tristan Thomas, président de l’ACAPSE (Association des Commerçants, Artisans et Prestataires de Services de Saint-Étienne), a remis en main propre un courrier à François-Xavier Bieuville, préfet de la Loire, afin de solliciter un rendez-vous en urgence. Quatorze associations de commerçants de la ville soutiennent cette démarche collective.

En cause : les scènes de casse et de pillage survenues le 17 octobre, en marge des manifestations. Des vitrines ont été brisées, des magasins vidés de leurs marchandises et des commerces entièrement ravagés dans le centre-ville. Pour certains professionnels, les dégâts représentent en quelques heures la destruction de plusieurs années de travail.

« Nous attendons des actes »

Au-delà des pertes matérielles, les associations dénoncent les conséquences humaines et économiques de ces violences. Des entreprises déjà fragilisées doivent désormais faire face aux réparations, aux pertes d’exploitation et à l’incertitude quant à une reprise rapide de leur activité. Les emplois et les revenus de nombreuses familles sont également en jeu.

Les représentants des commerçants s’interrogent sur la durée des dégradations, qui ont pu se poursuivre pendant plusieurs heures au cœur de la ville. Ils expriment leur incompréhension face à l’ampleur des faits et réclament des réponses concrètes des pouvoirs publics.

Les associations tiennent toutefois à distinguer clairement les manifestants, qui exercent un droit légitime, des individus responsables des dégradations et des pillages. Leur démarche vise, affirment-elles, à obtenir des garanties de sécurité pour les commerces et leurs salariés, sans amalgame avec l’ensemble des personnes présentes lors des manifestations.

Six demandes adressées à l’État

Dans leur courrier, les associations formulent six exigences destinées à prévenir de nouveaux débordements et à accompagner les professionnels touchés.

Elles réclament, en premier lieu, une présence policière massive et immédiate dans le centre-ville, notamment lors de chaque nouvelle manifestation. Le dispositif doit, selon elles, être suffisamment visible pour dissuader les violences et permettre une intervention rapide en cas de débordement.

Elles demandent également la mise en place d’une protection anticipée des rues commerçantes, élaborée en concertation avec les associations de professionnels. L’objectif est d’identifier les secteurs exposés et de prévoir les moyens nécessaires avant que des violences ne surviennent.

Troisième exigence : l’identification et la poursuite effective des auteurs des pillages et des dégradations, afin que les faits commis ne restent pas sans suites judiciaires.

Le volet économique constitue un autre point central de leur démarche. Les associations sollicitent un soutien immédiat de l’État aux commerces sinistrés, comprenant des aides financières d’urgence, la prise en charge des pertes non couvertes par les assurances, des reports ou exonérations de charges sociales et fiscales, ainsi qu’un accès facilité à l’activité partielle.

Elles souhaitent par ailleurs la désignation d’un interlocuteur unique en préfecture pour accompagner les commerçants victimes, faciliter leurs démarches et les aider dans leurs relations avec les assureurs.

Enfin, elles demandent la mise en place d’une information directe et en temps réel des commerçants lorsqu’un risque de débordement est identifié. Une communication anticipée doit leur permettre de prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs établissements, leurs salariés et leurs marchandises.

Des entreprises et des emplois en jeu

Pour l’ACAPSE et les quatorze associations qui soutiennent son initiative, l’enjeu dépasse la seule réparation des vitrines ou le remplacement des marchandises détruites. Il concerne aussi la capacité des commerces à poursuivre leur activité, à conserver leurs salariés et à maintenir l’attractivité du centre-ville stéphanois.

« Derrière chaque rideau défoncé, il y a un chef d’entreprise qui ne sait pas s’il pourra rouvrir, des salariés qui craignent pour leur emploi, des familles qui vivent de ces commerces. Nous n’attendons pas des paroles de circonstance, nous attendons des actes. L’État doit se donner les moyens de nous protéger », déclare Tristan Thomas, président de l’ACAPSE.

Avec ce courrier remis directement au préfet de la Loire, les représentants des commerçants entendent obtenir une réponse rapide et des engagements opérationnels. Ils demandent que la sécurité du centre-ville et l’accompagnement des entreprises sinistrées deviennent des priorités immédiates.

Reste désormais à connaître les suites que donnera la préfecture à cette demande de rendez-vous et aux six mesures réclamées par les associations.

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