Quand une affaire sordide s’invite au conseil municipal de Saint-Etienne.
Initialement, ce conseil municipal avait été fixé au 29 septembre dans la foulée du procès. Celui-ci a joué les prolongations et le conseil municipal s’est réuni ce lundi 13 octobre.
Avant même l’ouverture de la séance, de nombreuses personnes avaient pris place sur les bancs réservés au public. Dans la foulée, le maire avait déclaré à la presse souhaiter que ce conseil ne se transforme pas en tribunal. En fait, la réunion a été très animée.
Très vite, les différentes opposition se sont exprimées tour à tour pour souhaiter un retrait du maire avant le délibéré du 1 décembre. Olivier Longeon a ouvert le bal en déclarant : »il est temps pour les
personnes impliquées de partir« . La socialiste Isabelle Dumestre a succédé à son collègue vert : « Nous sommes atterrés, dégoûtés par le long déballage du procès qui a suscité une nausée démocratique ».
La conseillère municipale a rendu hommage aux victimes, Gilles Artigues, Michel Thiollière et l’escort et salué le courage de Mireille Artigues. Elle a ensuite dit avoir apprécié le travail de la presse avant de déplorer la chute de l’image de la ville. Ce qui n’a pas empêché le maire de déverser un torrent de boue contre la presse, les avocats.
Elle a terminé en demandant au maire de se retirer jusqu’au verdict et de laisser la direction au premier adjoint.
Le centriste Lionel Boucher lui succède au micro pour souhaiter tourner la page sordide d’une ville abîmée. Il demande aussi un retour à des conseils municipaux mensuels et non trimestriels et un respect des élus d’opposition. Le communiste Michel Nebout prend ensuite la parole. Il réclame la démission du maire pour des motifs éthiques. Un maire qui n’est plus légitime depuis trois ans. « Ayez la décence de vous retirer« . L’ancienne adjointe démissionnaire, Nicole Peycelon, dit regretter que la présence du maire « engendre des joutes oratoires ».
Elle constate « les effets dévastateurs du scandale ». La majorité municipale se mue dans le silence.
Droit dans ses bottes, le maire refuse toutes ces remarques et prétend travailler pour les Stéphanois en proclamant son innocence. Plusieurs suspensions de séance ont lieu avant le départ des opposants et le déroulé des 96 points. Le délibéré du procès est fixé au 1 décembre à 9h30. Nous reviendrons sur les dossiers du conseil dans un prochain article.
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