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mardi 17 février 2026
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Sainte-Soline : Le sénateur Tissot réclame toute la lumière

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Le sénateur socialiste ligérien, Jean-Claude Tissot dénonce les violences commises par certains gendarmes à Saint-Soline.
Les médias, Médiapart et Libération ont récemment publié des articles sur les charges des gendarmes mobiles lors des manifestations de 2023 sur la commune de Saint-Soline. Dans un communiqué de presse, le parlementaire déplore « des propos dégradants et insultants » tenus par certains agents des forces de l’ordre.. Certains se félicitaient des blessures infligées à plusieurs manifestants.

L’usage de la force avait entraîné plusieurs blessures. Le ministre de l’Intérieur,
Laurent Nunez, a demandé une enquête interne. Le sénateur ligérien souhaite que son groupe parlementaire puisse obtenir la création d’une mission d’enquête.

COMMUNIQUÉ


Violence des gendarmes à Sainte-Soline : toute la lumière doit être faite
L’enquête publiée ce jeudi par Mediapart et Libération révèle la violence
disproportionnée des gendarmes, mobilisés le 25 mars 2023 à Sainte-Soline, à l’encontre des manifestants opposés à un chantier de mégabassine.

A l’appui de 84 heures d’enregistrements des caméras-piétons des gendarmes eux-mêmes, la reconstitution du déroulement de cette journée est effrayante.

Elle met à jour en effet des propos dégradants et insultants tenus par certains agents des forces de l’ordre, visiblement ravis de pouvoir blesser, mutiler ou même tuer des manifestants. Cet état d’esprit s’est traduit en actes avec la multiplication de tirs tendus de grenades lacrymogènes et explosives, une pratique prohibée par la réglementation car pouvant causer des blessures mortelles.


On y découvre également que des gradés, loin de tempérer ces comportements ou de rappeler les règles, ont encouragé, voire ordonné, ces pratiques.
L’usage disproportionné de la force qui a été fait ce jour-là, avec plus de 5 000 grenades tirées, a conduit à un lourd bilan : environ 200 blessés, dont 40 gravement.


Parmi ces blessés, il y avait aussi des gendarmes, victimes d’individus violents, armés de pierres et de cocktails molotov. Mais l’essentiel des blessés a été recensé parmi les manifestants pacifiques, parfois venus en famille, pour défendre une idée généreuse : l’eau est un bien commun qui ne doit pas être accaparé au profit de quelques-uns.


Ceux-ci ont été délibérément visés alors qu’ils ne représentaient aucune menace.
De telles pratiques, si elles ne sont pas sanctionnées, peuvent avoir des conséquences plus larges et plus profondes.
Pour le droit de manifester, d’abord : cette liberté fondamentale est menacée dès lors que ceux qui sont censés nous protéger, au nom de l’Etat, se sentent autorisés à réprimer ainsi celles et ceux qui se mobilisent pour des causes collectives.


Mais aussi pour nos forces de l’ordre elles-mêmes : les gendarmes qui, au quotidien, assurent la sécurité publique dans nos villages et nos campagnes – et n’ont rien à voir avec ce type de pratiques – en étant associés à tort à ces violences, risquent de perdre leur relation de confiance avec la population.


L’ouverture d’une enquête administrative telle qu’annoncée par le ministre de l’Intérieur, n’est pas suffisante, puisqu’il ne s’agit pas seulement de quelques individus isolés, qui auraient agi hors de toutes consignes. Les directives données au plus haut niveau, notamment par le ministre de l’Intérieur de l’époque, doivent également être interrogées.


Aussi, je vais me rapprocher de mon groupe parlementaire Socialiste, Écologiste, et Républicain (SER), afin d’étudier tous les moyens à notre disposition – dont la création d’une commission d’enquête parlementaire – pour que toute la lumière puisse être faite sur ces intolérables agissements et, surtout, qu’ils ne puissent plus se reproduire.


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Patrick Françon
Patrick Françon
Journaliste indépendant - Les entretiens de Pat. Françon tous les mois sur la chaine Youtube Radio GAGA 42

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