Pas de trêve pour la majorité municipale stéphanoise en pleine implosion !
Marc Chassaubéné, l’ambitieux dauphin de Gaël Perdriau, n’a pas respecté la fameuse trêve des confiseurs qui met entre parenthèses les débats politiques pour Noël et le jour de l’an.
Dès le 23 décembre, dans un café du centre ville stéphanois, il a annoncé sa candidature en présence du maire de Saint-Etienne, Jean-Pierre Berger et de quelques disciples inconditionnels du maire destitué, Gaël Perdriau.
Sa future liste se réclame de « la société civile ». Un tiers des futurs colistiers appartiennent à ce qui reste de la garde rapprochée de l’ancien maire. Jean-Pierre Berger se félicite d’ailleurs du travail accompli par son mentor, Gaël Perdriau. Mais, la personnalité clivante de Marc Chassaubéné est loin de faire l’unanimité au sein de la mini-majorité municipale.
Un coup de force qui a amené la deuxième adjointe, Siham Labiche à s’exprimer dans un communiqué, dans lequel elle déplore ouvertement la candidature du premier adjoint.
Dans la foulée de cette conférence de presse, le candidat Chassaubéné a rapidement reçu le soutien de l’ancien maire et ancien président de la métropole. Une chose est déjà certaine : Marc Chassaubéné ne pourra pas mettre en avant un titre de vice-président de la métropole.
Avec sagesse, il a renoncé à se présenter tout en critiquant sévèrement la présidente de SEM, Sylvie Fayolle.
Sur sa page Facebook, Gaël Perdriau continue à occuper le terrain. Dans un texte récent, il se félicite de son bilan qui se traduit par une grande attractivité de la ville. L’ancien maire, ne souhaite pas « un coup d’arrêt » comme « celui qui avait amené Maurice Vincent au pouvoir ! »
Pour cela, il redit sa confiance à Marc Chassaubéné qui » a cette force de travail, cette humilité, cette réflexion, cette écoute ». Dans ce même post, les deux amis posent ensemble en photo. Peut-être pour la dernière fois avant quelques mois !
Interrogé sur ICI Saint-Etienne Loire, le candidat Chassaubéné, également soutenu par la micro-association, Mon parti Saint-Etienne, déclare que « sa candidature vise surtout à proposer un projet constructif aux Stéphanois ». Il va aussi jusqu’à poursuivre : « aujourd’hui, le soutien de Gaël Perdriau n’a pas de sens. Il n’est plus dans la vie politique, il l’a d’ailleurs réaffirmé récemment. Son rôle ne compte plus, si ce n’est sur un plan humain où peut-être il nous appuiera et peut-être amicalement ».
Il confirme ne pas s’appuyer sur les partis politiques. La surprise de cette candidature nous est révélée par le Progrès du 24 décembre. Le directeur de campagne sera Jean-Jacques Rey, ancien patron et ancien élu local. Au Progrès, le candidat Chassaubéné avoue : « J’assume totalement l’héritage de Gaël Perdriau parce que l’action qui a été menée depuis 2014 a porté ses fruits ».
Dans ce dossier complexe, on peut s’étonner du soutien du maire J.P. Berger. Alors qu’il vient d’atteindre le sommet de sa carrière politique, il choisit la division de ses troupes. Il nous faut aussi aborder le cas Labich.
L’adjointe s’exprime sur Facebook et elle le fait au nom du « groupe des 12 ». Il s’agit des élus de la majorité municipale la soutenant.
Depuis peu, ce groupe a pris le nom de « Coeur stéphanois ». Dans un communiqué récent, la deuxième adjointe ne cache pas sa surprise d’avoir appris la candidature Chassaubéné. Elle déplore l’absence de tout échange avec celui-ci. Et, elle précise : »une candidature ne peut être une aventure individuelle sans concertation et clarté ». Elle va jusqu’à dénoncer cette méthode. Elle aurait apprécié que Jean-Pierre Berger, qui préside le comité de soutien de Marc Chassaubéné, ne se préoccupe pas d’abord de la majorité. Elle rappelle que Jean-Pierre Berger a eu besoin de Coeur Stéphanois pour être élu maire de Saint-Etienne.
Le groupe va prochainement se réunir avant de s »exprimer politiquement début janvier. Les prochaines semaines s’annoncent tendues !

