Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire. Voici le second d’une longue série…
PERSIGNY (duc de) FIALIN Jean-Gilbert-Victor.
Il naît le 11 janvier 1808 à Saint-Germain-Lespinasse, orphelin de père mort pendant la guerre d’Indépendance espagnole à l’hôpital de Salamanque le 12 décembre 1810 des suites de fièvres.
Il est élevé par son oncle monarchiste convaincu et entre au collège royal de Limoges. Il fait le choix d’une carrière militaire, entre à l’Ecole royale de cavalerie de Saumur le 25 juillet 1826 et sort major de promotion. Il est intégré au 4ème régiment de hussard avec le grade de maréchal des logis.
Il prend part au mouvement insurrectionnel de juillet 1830 et arbore le drapeau tricolore. Il ne peut plus rester dans l’armée, il est mis en congé de réforme puis en congé définitif le 4 octobre 1831.
Il décide d’aller à Paris et se lance dans le journalisme, collabore à plusieurs journaux dont « Le Courrier français » et « le Spectateur militaire » sous le nom de vicomte de Persigny. Il devient bonapartiste et en 1833 rencontre Louis Napoléon Bonaparte en exil en Suisse devenant son compagnon et son aide de camp.
Il participe à plusieurs soulèvements à Strasbourg puis à Boulogne pour amener Louis Napoléon Bonaparte au pouvoir le 10 décembre 1848, premier président de la République.
Il est élu représentant le 13 mai 1849 dans deux départements, la Loire et le Nord. Il choisit le Nord, remplacé par le général Delmas de Grammont dans la Loire.
Peu après le coup d’Etat de 2 décembre 1851 il est nommé ministre de l’Intérieur. Il est partisan du rétablissement de l’Empire. Il est nommé ambassadeur à Londres de 1855 à 1858 et de 1859 à 1860.
A nouveau ministre de l’Intérieur de 1860 à 1864 il contrôle étroitement la presse. Il trouve les moyens de financements des travaux Haussmanniens.

Il épouse le 27 mai 1852 à Paris Eglé Ney de la Moskova, petite fille du maréchal Ney. Il reçoit à cette occasion 500 000 francs et le titre de comte.
Il est appelé au Sénat le 31 décembre 1852. Il est maire de Chamarande (Seine et Oise) où il achète le château du dernier marquis de Talaru.
Il est élu président de la Société de Géographie de 1862 à 1863.
Très influent politiquement, il est fortement critiqué et on dit de lui « qu’il finira sur la paille car il a déjà sa litière. (Sali Thiers) ».
Il est élevé duc de Persigny par décret impérial le 09 septembre 1863.
Toujours très actif il devient président du conseil général de la Loire en 1858 jusqu’en 1870. C’est lui qui est à l’origine du percement du canal du Forez et de la création de la « Société historique et archéologique du Forez (la Diana). Il met en place un fond d’indemnisation pour les victimes des débordements de la Loire, poursuit le développement industriel du département et transfère la préfecture de Montbrison à Saint-Etienne.
La guerre franco-prussienne provoque la chute de l’Empire et met un terme à sa carrière. Il est : grand-croix de l’ordre royal constantinien de Saint-Georges, Grand-croix de l’ordre de Saint-Etienne de Hongrie, Chevalier grand-croix de l’ordre des Saint-Maurice-et-Lazare et Chevalier 1ère classe de l’ordre du médjidié.
Il écrit ses mémoires et meurt à Nice le 12 janvier 1872.
Sources : dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)
Persigny, l’homme qui a inventé Napoléon III par Pascal Clément.
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