9 C
Saint-Étienne
samedi 21 mars 2026
AccueilPolitiqueSaint-Etienne, un dernier conseil municipal avant du neuf

Saint-Etienne, un dernier conseil municipal avant du neuf

Date:

Dernières infos

La Foire de Lyon fête ses 120 ans

La Foire de Lyon fête ses 120 ans.La manifestation...

Clip de fin de campagne dans le Stéphanois

Clip de fin de campagne dans le Stéphanois.La campagne...

Valérie Benotti préside l’ADAPEI 42 pour la deuxième fois

Valérie Benotti préside l'ADAPEI 42 pour la deuxième fois.Mère...

Quelle alternative pour les pesticides ?

Quelle alternative pour les pesticides ?"Stop pesticides" : C'est...

Les Lyonnes ont plein de projets en vue !

Les Lyonnes ont plein de projets en vue !Fondé...

Le conseil municipal stéphanois présidé par Jean Pierre Berger, hier 26 janvier 2026, est le dernier de l’ère Perdriau.


L’ordre du jour du deuxième et dernier conseil municipal stéphanois présidé par l’ancien cadre de Casino comptait 68 points à l’ordre du jour. Le dossier principal fut le vote du budget primitif 2026. En introduction, les principaux leaders politiques ont pris la parole pour dresser un bilan rapide de ces 12 années.


Le premier à prendre la parole fut, membre du groupe Saint-Etienne Avant Tout. Robert Karulak, ancien adjoint démissionnaire a commencé par évoquer « les nombreuses souffrances subies durant ce mandat ». Il a naturellement évoqué l’Affaire « qui a fait la Une de l’actualité nationale pour de bien mauvaises raisons ». « Nous avons côtoyé le glauque et le sordide ». « Chaque Stéphanois a été atteint dans son honneur ». « Saint Etienne est devenue une ville infréquentable avec les partenaires institutionnels et les milieux sportifs, culturels. « Les personnels des services ont été humiliés trahis mais ils ont tenu bon ». Et de conclure : « vous auriez dû renoncer à vos fonctions et demander au maire de se mettre en retrait ». « Aujourd’hui, votre majorité vole en éclat. »


C’est ensuite l’écologiste Olivier Longeon qui pernd le micro pour acter la fin de ces deux mandats. Pour lui, ces deux mandats ont été marqués par la suspicion. Il considère même que le confinement  a été exagéré à Saint-Etienne au détriment de la vie démocratique. Puis il souhaite la fin de l’Affaire. « Certains sont restés aveugles durant des années.
« La droite a soutenu quelqu’un qui a rendu une image de honte sur Saint-Etienne ». Et, il conclut ainsi : »Il faut vite oublier ces trois ans ».


La socialiste Isabelle Dumestre a apprécié  cette dernière occasion de prendre la parole avant les élections. Elle en appelle à tourner la page en cette fin de mandat. Elle rappelle les propos humiliants et abaissants souvent émis par l’ancien maire vis à vis de opposants. « Nous avons souvent été agressés de façon parfois personnelle. Elle souhaite que cette année 2026 soit positive dans un monde à l’avenir incertain. « Que plus jamais notre fille ne doit plus traverser de telles épreuves! »


Lionel Boucher enchaîne en souhaitant un travail d’introspection. Pour l’élu UDI, les choses avaient bien débuté en 2014. Puis, ilya eu le covid et ensuite l’ancien édile mis en prison. Le conseiller municipal pense à son ami Gilles Artigues, « une victime abîmée par ce complot ».
Il évoque aussi le souvenir de Denis Chambe.


Le maire Jean-Pierre Berger ne veut pas revenir sur cette « affaire ».
Le débat sur le budget primitif peut commencer après une présentation très pédagogue illustrée par Nora Berroukeche. Dans la foulée, l’élu communiste Michel Nebout dénonce « un budget sans vision ni ligne directrice ». Les élus communistes ne sont pas satisfaits et ne votent pas le budget.


Bon orateur, l’écologiste Jean Duverger enchaîne. Et dénonce un mandat au service d’un homme seul. « Sous la peur et le chantage, votre équipe n’a pas su faire des choix. « En 2024, la fiscalité a augmenté de 24%.
« Vous avez fait du pilotage à vue sans cap ». Les écologistes votent contre.


Isabelle Dumestre constate l’effondrement financier des départements.
Elle souhaite éviter de laisser une lourde ardoise aux successeurs à la tête de la ville. Elle dénonce la dégradation des bâtiments municipaux publics. « Vous avez préféré la communication aux projets ». Elle rapelle « le climat dans lequel travaillent les agents.


Les socialistes vont voter contre.
Conseiller municipal et président départemental des jeunes LR, Antoine Poméon juge « inacceptable l’augmentation de la taxe foncière et relève toutes les promesses non tenues » Il s’inquiète des futurs deux ans de travaux en centre ville sur le trajet du tram. Il dénonce l’insécurité et la saleté de la ville. « Nous faisons le choix de la probité pour tourner cette page » Et il rend hommage à Patrick Michaud, créateur du plan cancer de la ville.


Dans la foulée, Nicole Peycelon dénonce « un mandat difficile et chaotique ». Elle dit sa fierté d’avoir démissionné de son poste d’adjointe. « La ville se paupérise et vos chiffres le confirment. « Vous n’avez pas de volonté politique ». Elle vote contre. Son collègue du groupe Saint-Etienne Avant Tout, Claude LIogier prend la suite Il dresse un sévère état des lieux du commerce de centre ville avec des fermetures régulières et un taux de 20% de commerces vacants.

Lionel Boucher reprend la parole pour déplorer « une majorité bipartite » « Le centre ville est exsangue. Vous n’hésitez pas à faire payer la Métropole. « L’affaire Perdriau est mortifère pour Saint-Etienne ». Il votera contre.
Le débat s’achève par une brève et dernière conclusion de JP Berger. Il votera pour. Conclusion les 15 et 22 mars prochain.. .. ;

Patrick Françon
Patrick Françon
Journaliste indépendant

Dernières actu

Le petit mot

Laisser un commentaire