En quelques jours, Médiapart vient de publier deux articles sur l’affaire Perdriau.
Co-auteur du livre « Sociologie de Saint-Etienne », Vincent Béal confie au média numérique son analyse des conséquences du scandale de la sextape sur les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
La question posée est celle d’une ville plutôt classée politiquement au centre droit. C’est ce que rappellent les 5 auteurs, sociologues, géographes et démographes du livre collectif « Sociologie de Saint-Etienne » qui vient juste de sortir aux éditions de la Découverte.
Depuis 2007 et le score important de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Etienne, les auteurs notent un changement de comportement politique. N’oublions pas que les deux députés stéphanois sont tous deux membres de partis de gauche, PS et LFI.
Interrogé par un journaliste de Médiapart, le sociologue Vincent Béal note d’abord que le scandale Perdriau a généré une image négative de Saint-Etienne localement et nationalement. qui est résumé par cette phrase « une ville pauvre et sans qualité« . Vincent Béal pense qu’une partie de la population stéphanoise est « dégoûtée ». Pour les auteurs du livre, les habitants semblent s’habituer au déclin de leur ville.
Vincent Béal enchaîne en disant qu’il ne pense pas que les candidats qui se réclament de Perdriau auront des chances de gagner. Pour lui, Dino Cinieri, par son profil, semble bien placé pour séduire une partie de l’ électorat. L’auteur estime que Saint-Etienne a un profil politique assez atypique « d’une ville ouvrière qui a longtemps voté à droite ou au centre droit ».
Aujourd’hui, le sociologue estime que Saint-Etienne s’ouvre davantage à gauche, notamment lors des élections nationales. Cette année 2026, le vote insoumis a évolué. Le collectif de gauche Sainté Populaire estime avoir échoué au point de ne pas être présent sur les listes de gauche.
Interrogé sur le vote RN, il ne le voit pas très élevé à Saint-Etienne même s’il a déjà réalisé des scores importants dans un passé proche avec 26% aux élections européennes. Il estime néanmoins que le vote RN n’est pas négligeable à Saint-Etienne.
Le déclin récent de la Loire rend difficiles les prévisions électorales. La politique n’est toujours pas une science exacte. Une partie des classes moyennes a quitté Saint-Etienne pour la couronne ou la plaine du Forez. Saint-Etienne affiche un taux de pauvreté de 28%.
Il peut encore se passer pas mal de choses avant le premier tour des municipales, le 15 mars prochain.
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