Candidat à la mairie de Saint-Étienne, Eric Le Jaouen nous expose le cœur de sa vision : stopper le marasme persistant de la ville à travers une gestion pragmatique, une rupture tranquille avec les anciennes équipes, et une mobilisation de l’énergie locale. Chef d’entreprise avant d’être politicien, il insiste sur la nécessité de ramener sécurité, attractivité économique, propreté urbaine et coopération intercommunale à Saint-Étienne. Cet entretien pour Radio GAGA 42 dévoile les priorités concrètes pour la campagne et l’après élection, la mécanique d’alliance politique, les défis de la concurrence entre listes, et la volonté d’insuffler un nouvel élan dès les cent premiers jours.
De l’attachement à la ville à l’engagement politique : Origine de la candidature
L’échange s’ouvre sur la profonde attache du candidat à Saint-Étienne, une ville où il est né et a vécu depuis 55 ans. Animé par la volonté de redresser la ville face à “une forme de marasme”, il explique que son parcours est essentiellement celui d’un entrepreneur, ayant affronté sa première élection municipale juste après des législatives sans carrière ni plan politique à long terme. Sa démarche, loin du professionnalisme politique, se destine exclusivement au service des Stéphanoises et Stéphanois. L’entretien aborde aussi le collectif né au printemps pour regrouper centre et droite, initiative portée par des partis politiques dans l’espoir d’une candidature unique. Alors qu’il s’implique avec ambition, il se heurte à deux désaccords majeurs : la nécessité d’un positionnement clairement à droite, dépassant le clivage classique mais centré sur des valeurs assumées, et le refus de reconduire les anciens élus municipaux de 2014 à 2025, estimant qu’il est impossible de “tourner la page” avec les mêmes personnes à la tête de la ville.
Positionnement politique, collectifs et stratégies d’union locale
Eric Le Jaouen clarifie son rapport au parti Horizon, dont il est adhérent par conviction pour certaines valeurs. Chef de file du parti à Saint-Étienne, il attend leur décision de soutien, mais structure sa candidature et sa liste principalement autour des Stéphanoises et Stéphanois qui s’identifient à des valeurs de droite plutôt qu’à une alliance de partis. Il refuse la stratégie de démarcher des têtes d’affiche nationales, comme Édouard Philippe, préférant miser sur la dynamique locale. La volonté est de créer une union autour d’un projet municipal et non une juxtaposition de structures partisanes. S’il reconnaît le déficit de communication lié à son profil d’entrepreneur, il considère cela comme un atout, convaincu que la légitimité politique viendra une fois élu maire.
Saint-Étienne et la métropole : devenir locomotive régionale
Le projet dépasse la seule ville de Saint-Étienne et inclut la métropole et les intercommunalités voisines telles que Loire-Forez et Roanne agglo. Saint-Étienne doit redevenir une “locomotive” après avoir été perçue comme un poids par les communes alentours. La relance passera par un cap clair, une redéfinition dynamique du rôle de la ville, et l’établissement de relations fructueuses avec Loir Sud. Pour remettre Saint-Étienne au centre du jeu, la campagne s’appuie sur des politiques publiques articulées autour de la sécurité, de la propreté et d’une revitalisation économique axée sur l’emploi dans la ville, notamment avec le développement de sites mixtes comme celui de la Charité rassemblant logements de qualité et emplois.
Sécurité, attractivité urbaine et stratégies pour le retour de l’emploi
La sécurité constitue la première pierre du projet : le redéploiement de la police municipale de proximité, refus des bornes automatiques au profit de contacts humains, et augmentation visible de la présence policière dans le centre et les quartiers. Il détaille sa méthode pour ramener l’emploi au centre-ville : il s’agit d’inciter employeurs et entrepreneurs à revenir par la facilitation de la circulation, du stationnement à tarifs raisonnables, et d’un environnement sécurisé pour salariés et clients. Le rôle du maire, selon lui, n’est pas d’agir à la place des acteurs économiques, mais de créer des conditions favorables pour le développement de leurs activités, y compris pour le milieu associatif.
Revitaliser le commerce, renforcer la convivialité et le tissu économique local
Le candidat insiste sur la nécessité de régénérer le commerce en centre-ville, évitant la posture de “commerçant en chef”, et s’appuie sur son héritage familial de commerçants stéphanois. Sa mission : ramener des clients, garantir un écosystème où commerçants peuvent prospérer, et renforcer la sécurité et l’accessibilité pour les clients. La convivialité stéphanoise n’a pas disparu selon lui, mais requiert une réorganisation face aux doutes sur la sécurité et l’accès aux lieux animés. Tout comme le commerce, l’économie locale dépend des conditions créées par la municipalité. Il affiche son slogan “Relevons Saint-Étienne”, reconnaissant la nécessité de “se retrousser les manches” pour redresser la treizième ville de France, qu’il refuse d’estimer condamnée malgré ses difficultés.
Stratégie électorale : concurrence, alliances et rupture tranquille
Face à la multiplicité des listes de droite, il positionne la sienne comme la seule porteuse d’une “rupture tranquille” avec la majorité municipale précédente, refusant l’extrémisme et la continuité. Il analyse la concurrence comme relevant de la logique entrepreneuriale, notant que trois listes émanent de l’ancienne équipe municipale. Son objectif : gagner et incarner une réelle rupture, démarche qu’il assume pleinement à droite. Pour le second tour, il envisage une campagne de rassemblement, s’adressant au plus grand nombre au-delà des clivages politiques, et affirme que son projet est le “seul vote utile” pour tourner la page à Saint-Étienne. Il anticipe que, au deuxième tour, il faudra mobiliser l’adhésion plus qu’un vote de barrage.
l’intégralité de cet entretien est a retrouver ICI
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