Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire.
Né le 21 mai 1913 à Saint-Romain-la-Motte, François Billoux est issu d’une famille de métayers vignerons. Sous l’influence de son père, il adhère dès 1917 aux Jeunesses socialistes. En 1919, il rejoint la CGT puis, l’année suivante, la SFIO à Roanne.
Figure montante du mouvement communiste, il devient secrétaire général des Jeunesses communistes en 1924. Il entre au comité central du Parti communiste en 1926 avant d’être nommé membre titulaire du bureau politique en 1936, année où il est élu député des Bouches-du-Rhône.
En octobre 1938, accusé d’irrégularités et de diffusion de mots d’ordre émanant de la IIIe Internationale, il est arrêté puis condamné à cinq années de prison. Transféré en 1941 à la centrale de Maison-Carrée, à Alger, il est finalement libéré en 1943.
Après la Seconde Guerre mondiale, François Billoux occupe plusieurs fonctions ministérielles. Il est d’abord commissaire d’État chargé des problèmes de la jeunesse en 1944, avant d’entrer dans les gouvernements de Charles de Gaulle comme ministre de la Santé publique du 10 septembre 1944 au 21 novembre 1945, puis ministre de l’Économie nationale du 21 novembre 1945 au 16 janvier 1946.
Il devient ensuite ministre de la Reconstruction dans les gouvernements de Félix Gouin du 26 janvier au 24 juin 1946, puis de Georges Bidault du 24 juin au 19 décembre 1946. Enfin, il occupe le poste de ministre de la Défense nationale dans le gouvernement de Paul Ramadier du 22 janvier au 4 mai 1947.
Opposé à la guerre d’Indochine, il marque publiquement sa position le 8 mars 1947 en restant assis lors de l’hommage rendu par l’Assemblée nationale aux soldats morts en Indochine.
Parallèlement à sa carrière politique, il dirige politiquement le journal La Marseillaise. Réélu député des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1978, il siège également au conseil municipal de Marseille.
Auteur de l’ouvrage Quand nous étions ministres, François Billoux est également commandeur de l’Ordre de la Santé publique.
Il meurt le 14 janvier 1978 à Menton.
Source : Dictionnaire des parlementaires français (Adolphe Robert et Gaston Cougny).

