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Putain de poteaux carrés ! le Roman policier ancré dans l’histoire vraie de Saint-Étienne

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Depuis 1976, une expression résonne encore dans le cœur des supporters stéphanois : « les poteaux carrés ». À Glasgow, lors de cette finale de Coupe d’Europe devenue légendaire, une partie de l’âme verte est restée suspendue à ces montants entrés dans l’histoire du football français. Cinquante ans plus tard, les souvenirs demeurent intacts, même si, peu à peu, ceux qui ont vécu cette incroyable aventure disparaissent.

Animé par le désir de faire revivre cette mémoire collective, je me suis plongé dans l’univers de Christophe Perrier, auteur de Putain de poteaux carrés !, un roman policier solidement ancré dans l’histoire vraie de l’AS Saint-Étienne. À travers cet ouvrage, nous avons tourné ensemble les pages d’un passé riche en émotions, entre enquête, passion footballistique et hommage à une génération qui a marqué à jamais l’histoire des Verts.

636FB44C-3AEE-4F94-89CF-BB5877643EAA-2e1a6371-040e-4e1a-878e-cb6cc0fb1a4f Putain de poteaux carrés ! le Roman policier ancré dans l'histoire vraie de Saint-Étienne

Pourquoi avoir voulu faire un roman qui revient sur les poteaux carrés de 76 ?
J’avais 10 ans ce soir-là. J’ai regardé le match à la télé. J’ai pleuré toute la nuit. Et cette nuit n’a jamais vraiment cessé de me hanter. Pendant 50 ans, j’ai porté ce souvenir, sans savoir qu’un jour j’allais en faire un livre. Et puis l’idée s’est imposée à l’approche du cinquantenaire : raconter cette nuit-là autrement. Pas comme un journaliste sportif, pas comme un historien. Comme un romancier.


En glissant dans cette épopée collective une intrigue policière qui révélerait la face cachée d’une France qu’on a tendance à idéaliser avec le temps. Je suis fan de romans policiers, j’en ai toujours un en cours de lecture, souvent en parallèle d’autres ouvrages, plus littéraires dira-t-on.
La décision s’est prise lors de la consultation de l’album Panini 1976 de ma collection.

Est-ce difficile de replonger dans cette atmosphère très années 70 ?
Difficile, non. Émouvant, oui. Les odeurs, les sons, les images de cette époque sont restés très précis dans ma mémoire. Les usines qui tournaient encore, les bistrots, les Telefunken en bois verni, les Gauloises qu’on fumait partout, la Nationale 7 qu’on prenait pour les vacances. Cette France-là n’existe plus mais elle est encore vivante dans la mémoire de ceux qui l’ont vécue. Mon travail a été de la restituer le plus fidèlement possible, sans nostalgie béate, sans non plus la noircir. Une France populaire, ouvrière, qui croyait encore aux miracles collectifs.


N’ayant pas vécu à St Etienne, j’ai effectué pas mal de recherches pour essayer de situer au mieux l’action. j’ai certainement commis quelques erreurs car on ne trouve pas toutes les informations sur Internet. Je m’en excuse auprès des lecteurs, mais je pense avoir été fidèle à l’atmosphère de l’époque.

Personnellement que gardez-vous aujourd’hui de ce 12 mai 76 ?
Une émotion intacte. Une blessure devenue belle avec le temps. Je crois que cette finale perdue a paradoxalement scellé l’identité du club mieux qu’une victoire n’aurait pu le faire. Les poteaux carrés sont devenus mythiques précisément parce qu’on n’a pas gagné. C’est ça qui rend cette histoire éternelle. Et puis je garde une certaine vision du football. Celui d’avant l’argent, celui où les joueurs restaient sept ans dans le même club, où on connaissait leurs femmes et leurs enfants.

Ce football-là n’existe plus. Vis-à-vis de l’équipe elle-même, cela m’a permis de continuer à la considérer comme mon équipe de coeur, même si depuis 40 ans, il y a eu plus de bas que de haut. je désespère de constater que le Bayern tient toujours le haut du pavé et que nos verts n’ont pas eu la descendance que l’on aurait pu espérer. Certains dirigeants ont je pense beaucoup contribué à saborder la continuité de cette belle aventure.

Peut-on dire que pour vous il y a un avant et un après ce souvenir de la finale ?
Oui, sans hésiter. À 10 ans, c’est la première fois que j’ai ressenti une émotion collective aussi forte.
Je me souviens encore de la journée précédant la finale : nous étions proche de la fin de l’année àcette époque, mais la maitresse (j’étais en CM2) nous avait laissé toute liberté. Je me souviens quenous avions confectionné des banderoles et jouer au foot bien sûr. Le lendemain fut très dur.


Partager une déception avec toute la France, comprendre qu’on faisait partie de quelque chose deplus grand que soi. Même si les réceptions qui ont été organisées – notamment celle du Président dela République, nous laissaient penser que quelque part, on avait quand même gagné. Et c’est aussi la première fois que j’ai compris que la vie ne donnait pas toujours ce qu’on espérait, même quand on le méritait. Une forme d’éducation, en somme. Dure mais formatrice.

Où peut-on retrouver votre livre ?
Je voulais absolument publier le jour du cinquantenaire et en commençant mon écriture fin 2025, je n’avais pas le temps matériel d’espérer une réponse sur mon manuscrit de la part des grandes maisons d’édition avant cette date. certaines mettentplus de 6 à 8 mois pour répondre. Certaines maisons d’édition à compte d’auteur demandent un investissement considérable – plusieurs milliers d’euros – pour signer un contrat.


J’ai préféré opter pour l’auto-édition chez Amazon KDP. J’ai été guidé par mon fils qui est un auteur à succès de livres pour enfants et adolescents. Le livre est donc disponible sur Amazon, en version papier et en format Kindle. J’y vois également un avantage : le livre n’est imprimé que s’il est commandé, ce qui évite des tirages en nombre qui risquent de terminer à la poubelle dans le cas où le livre ne rencontre pas le succès. C’est bien pour la planète !
Le titre, c’est « Putain de Poteaux Carrés ! » avec un point d’exclamation, parce que c’est exactement ce qu’on a dit ce soir-là devant nos télés. Le lien le plus simple, c’est de suivre le lien tinyurl.com/ Putaindepoteauxcarres.

Quels sont les retours ?
J’ai vendu quelques dizaines d’exemplaires en 1 mois. J’espère que le bouche-à-oreille va faire son effet dans les semaines qui viennent. L’été arrive et c’est un excellent roman pour la plage !
Les retours sont très touchants. Au-delà des supporters de l’ASSE qui se reconnaissent dans l’atmosphère et les références, j’ai aussi des lectrices et lecteurs qui n’ont aucun lien particulier avec le club et qui m’écrivent qu’ils ont été pris par l’intrigue. C’est ce qui me touche le plus : le roman fonctionne aussi pour des gens qui n’ont pas pleuré devant leur télé en 1976. Sur Amazon, les premiers avis sont arrivés et tous sont en 5 étoiles. Et je reçois régulièrement des photos de lecteurs qui me partagent leur exemplaire.

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Combien de temps avez-vous mis pour aller au bout de ce projet ?
Plusieurs mois d’écriture intensive. En réalité, j’ai écrit ce roman toute ma vie sans le savoir.
L’écriture proprement dite a été un travail solitaire, exigeant, mais étrangement fluide, comme si le récit n’attendait que d’être couché sur le papier. J’ai quand même pratiqué une bonne dizaine de relecture ayant chacune entrainé la réécriture de certains passages, l’amélioration d’autres etc.

Faites-vous partie de ces gens qui en veulent aux poteaux carrés de Glasgow ou aux circonstances qui font qu’un match n’est jamais gagné avant de l’avoir joué ?
Honnêtement, non. Je n’en veux à personne et certainement pas aux poteaux. Bathenay et Santini eux-mêmes ont dit que rien ne prouve qu’avec des poteaux ronds le ballon serait entré. C’est ça qui fait la beauté de cette finale : on ne saura jamais. Et c’est précisément cette incertitude qui entretient le mythe. Si on avait gagné, on en parlerait beaucoup moins 50 ans après. Les poteaux carrés ont fait des Verts de 76 une légende éternelle. D’une certaine manière, on leur doit beaucoup.

Saint-Etienne le 13 juin 2026

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