Réaction presse d’Antoine Vermorel aux actions en cours à Roanne :
Ce matin, à Roanne, plusieurs casseurs sont manifestement venus exprès de Lyon pour « casser du flic » et « brûler Roanne ». Ils se sont infiltrés dans les manifestations lycéennes, avec des drapeaux algériens, palestiniens, bien loin des revendications des jeunes Roannais. Fort heureusement, plusieurs interpellations sont en cours, notamment grâce à la Brigade Anti-Criminalité que nous avons recréée et je veux saluer ici le travail des forces de l’ordre.
Face à ces casseurs, je me suis entretenu avec des lycéens roannais déboussolés. Ils dénonçaient des journées à rallonge, ce fameux 8h-18h que j’ai moi-même connu et qui oblige des jeunes ruraux à partir de chez eux à 6h30 pour rentrer à 19h30, ainsi que l’opacité de Parcoursup. Ce sont des revendications légitimes, qu’ils ont le droit d’exprimer. Mais ils se sont retrouvés au milieu d’individus factieux qui n’ont rien de « lycéens ». Nombre de jeunes Roannais ont d’ailleurs quitté le cortège face à la violence.
Je veux le dire ici de manière claire : l’Etat doit être intraitable vis-à-vis des émeutiers qui viennent s’en prendre à des lycées tout neufs (comme Jean-Puy ou Carnot). Qui cherchent à infiltrer l’IFSI pour le « brûler ». Qui tentent d’infiltrer les établissements scolaires pour tout « saccager ».
Et on doit faire la différence avec nos lycéens locaux qui veulent un avenir meilleur. La manifestation est un droit qui, revendiqué de manière républicaine et pacifique, doit être entendu.
Mais quand il y a blocage et violence, les casseurs qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs prennent en otage les revendications des lycéens pacifiques.
Et cela est intolérable.


