AccueilCultureMarie-Louise Rochebillard, pionnière du syndicalisme féminin à Lyon

Marie-Louise Rochebillard, pionnière du syndicalisme féminin à Lyon

Date:

Dernières infos

Le Puy-en-Velay célèbre son “diamant vert” avec l’ouverture du Musée de la Lentille

Ce samedi, Minformer.com est parti à la découverte d’une...

Les militants d’L214 devant le magasin Leclerc de Saint-Chamond

Communiqué Ce samedi 30/05, les militants d'L214 Saint-Etienne étaient devant...

Zazie, une artiste élégante dotée d’un grand professionnalisme

Dans le rétro de Norbert Banchet Le nouveau rendez-vous proposé...

Une soirée sur le partage des eaux

Cultiver la pluie !La bibliothèque associative de la commune...

Jacques Fayolle se lance dans le milieu du podcast

Directeur de l'école des mines de Saint Etienne, Jacques...

Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire.

Marie-Louise Rochebillard naît le 4 juin 1860 à Changy, dans la Loire. Fille d’un notaire, elle voit son destin bouleversé lorsque la ruine de sa famille l’oblige à entrer dans la vie active dès l’âge de seize ans.

Si elle n’éprouve guère d’attrait pour son travail, elle revendique néanmoins avec fierté le fait d’exercer une activité professionnelle, une situation encore peu répandue pour les femmes de son époque.

Marquée par les mouvements sociaux qui agitent le monde ouvrier lyonnais, notamment la grève des ovalistes — les ouvrières de la soie —, elle s’engage dans la défense des travailleuses. À Lyon, elle fonde deux syndicats exclusivement féminins : le Syndicat des dames employées de commerce, dont elle assure la présidence, et le Syndicat des ouvrières de l’aiguille lyonnaise.

Son engagement se poursuit avec la création d’un troisième syndicat, celui des ouvrières de la soie. En 1899, elle mène une réflexion approfondie sur la condition des femmes au travail en France. Constatant que près d’un tiers des vingt millions de Françaises exerce une activité professionnelle, elle plaide pour la formation d’une élite militante capable de défendre les droits des travailleuses.

Après la Première Guerre mondiale, Marie-Louise Rochebillard se consacre aux œuvres sociales et sanitaires. Elle dirige successivement l’hôpital auxiliaire de la Férandière, puis l’œuvre du Bon Abri, destinée à l’accueil et à la protection des jeunes filles à Lyon. À partir de 1925, elle poursuit son action dans un centre anticancéreux.

Figure marquante du syndicalisme chrétien féminin et de l’action sociale lyonnaise, Marie-Louise Rochebillard s’éteint à Lyon le 30 janvier 1936.

Source : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Le Maitron.

Plaque_a_Marie-Louise_Rochebillard_rue_Sainte-Catherine_Lyon_1er_en_juillet_2013 Marie-Louise Rochebillard, pionnière du syndicalisme féminin à Lyon
Christian Chassagne
Christian Chassagne
Christian Chassagne explore la genèse, le contenu et la richesse historique avec son ouvrage inédit qui recense 1000 personnalités marquantes du département de la Loire.

Dernières actu

Le petit mot

Recevez les dernières actualités

Chaque semaine, les infos essentielles de Minformer.com directement par email.