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La fabuleuse Histoire du « télébus » stéphanois

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A la foire de 1975, les stéphanois ont pu tester le Télébus ! Un système de transport novateur qui a été étudié pour la desserte du quartier de la Cotonne, alors en pleine expansion. Le choix a finalement été porté sur le Trolleybus, encore en activité aujourd’hui.

Le projet, porté par Jean Guimbal (ingénieurs de l’École des Mines de Saint-Étienne), reposait notamment sur une voie active à moteurs linéaires (en l’occurrence ici des moteurs axiaux). C’est les rails qui propulsaient les cabines, qui elles n’avaient pas de moteurs ! 

Une idée visionnaire portée par un homme d’innovation

Ingénieur général des Ponts et Chaussées, Jean Guimbal était alors responsable au ministère de l’Équipement et jouait un rôle central dans la modernisation des politiques de transport en France. Persuadé que les systèmes classiques de transport collectif n’étaient pas toujours adaptés aux zones à faible densité ou aux horaires creux, il imaginait une nouvelle approche, plus souple, plus adaptée, et surtout centrée sur l’usager.

C’est à Saint-Étienne, ville au relief accidenté et à l’habitat dispersé, qu’il choisit de tester pour la première fois en France le principe d’un transport en commun à la demande par téléphone : le Télébus.

Le fonctionnement du Télébus, simple en apparence, était révolutionnaire dans son principe :

  • L’usager réservait par téléphone, en appelant une centrale dédiée.
  • Un minibus venait le chercher à un arrêt fixe ou à proximité de son domicile.
  • Le véhicule assurait ensuite une liaison personnalisée, souvent vers une gare, une ligne de tramway ou un centre-ville.

Le tout fonctionnait en temps réel ou avec peu de délai, un exploit à l’époque sans informatique embarquée, ni GPS, ni téléphonie mobile.

L’objectif était double : mieux desservir les quartiers mal connectés, et éviter les bus vides circulant à perte pendant les heures creuses.

Le Télébus n’a pas été un succès commercial massif, en partie à cause de la culture des transports collectifs figée dans le modèle linéaire, et de la complexité logistique du service sans technologies modernes. Toutefois, il a inspiré des réflexions en France et à l’étranger, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et au Japon.

Plusieurs décennies plus tard, alors que les mobilités connectées sont devenues une réalité (TAD, VTC, navettes autonomes), le Télébus apparaît comme une expérience fondatrice, et Jean Guimbal comme un précurseur du transport urbain intelligent.

Pourquoi ce projet n’a-t-il pas abouti ?

Plusieurs facteurs ont fait échouer l’essor du Télébus :

  • Le ministère des Transports a envisagé de l’inclure dans un projet d’aérotrain, mais a refusé de financer la motorisation du système.
  • Aucun constructeur n’a accepté de produire les moteurs linéaires désignés, souvent concurrents directs d’autres firmes françaises.
  • Des projets d’extension, comme à Andrézieux‑Bouthéon vers 1989, se sont heurtés à des blocages administratifs ou techniques.

Conclusion

Le Télébus imaginé par Jean‑Claude Guimbal en 1975 était un projet audacieux, combinant motorisation innovante et automatisation poussée. S’il n’est jamais entré en service, il est resté un jalon marquant de l’innovation dans les transports urbains, illustrant une approche technique remarquable portée par un ingénieur stéphanois engagé.

Et dire que de nombreux stéphanois aujourd’hui pensent que c’est un FAKE

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