Construite à partir de 1858, son ouverture effective pour accueillir les détenus ne date que de 1862. Dès le début, la prison s’est révélée inadaptée, les conditions de vie y étaient particulièrement mauvaises : les « tinettes » (toilettes portatives) y restèrent en usage jusqu’à sa fermeture d’après Le blog de Philippe Poisson.
- Initialement prévue pour 450 détenus, la prison a vu sa population grimper jusqu’à 600, sans que des modifications structurelles majeures ne soient réalisées au cours de ses cent ans d’existence.
Le surnom « pension Fourchette »
- Ce surnom vient de l’interdiction de cet ustensile dans l’établissement. Selon des récits locaux, l’appellation serait aussi liée à un restaurant « Fourchette » situé en face de la prison, renommé pour servir des repas à domicile aux prisonniers les mieux dotés financièrement. Ainsi, la prison a fini par être désignée par métonymie comme étant « Chez Fourchette ». L’expression stéphanoise très connue étant tu vas finir chez fourchette quand tu t’écartais un peu de la légalité…
Détenus célèbres
- Parmi les prisonniers célèbres, on retrouve Ravachol, Liabeuf et des membres de la Bande à Bonnot, figures marquantes des mouvements anarchistes de l’époque. https://www.minformer.com/2025/08/05/ravachol-le-rocambole-de-lanarchisme/
Déclin et remplacement
- Après la Seconde Guerre mondiale, les conditions d’hygiène et de sécurité, ainsi que l’emplacement en milieu urbain, ont amené les autorités à envisager la construction d’une prison plus adéquate en périphérie.
- Finalement, le choix s’est porté sur le lieu-dit Soleymieux à La Talaudière, où fut construite une nouvelle maison d’arrêt. Et les stéphanois on changé la formule en « tu vas finir à la talau quand tu t’écartais un peu de la légalité…
- La prison Bizillon fut détruite vers 1969, ouvrant la voie à la construction du centre commercial Centre 2 dans les années 1970.
- https://www.minformer.com/2025/06/30/la-fabuleuse-histoire-de-centre-deux-a-saint-etienne/
Par ailleurs, c’est tout un quartier qui est remodelé : « Des logements et des locaux destinés à des activités tertiaires et commerciales voient également le jour. Le projet vise à faire émerger une sorte de deuxième centre-ville, d’où son nom : Centre Deux », écrit Gilles Charles, dans La belle histoire de Centre Deux.
En résumé
| Thème | Détail |
|---|---|
| Construction & ouverture | 1858–1862 |
| Capacité | Initiale: 450 détenus → Jusqu’à 600 détenus |
| Conditions | Très mauvaises, toilettes portatives persistantes |
| Surnom | « Pension Fourchette » ou « Chez Fourchette » |
| Détenus célèbres | Ravachol, Liabeuf, membres de la Bande à Bonnot |
| Fermeture & démolition | Fermée vers 1969, remplacée par Centre 2 |

