Médiapart continue à suivre l’affaire Perdriau.
La « lettre enquête de Médiapart » publie un long article intitulé « Chantage à la sextape : l’enquête journalistique au cœur du procès ».
Le texte commence par ce constat « rarement notre journal aura été autant cité que lors du procès de Saint-Etienne » et de poursuivre : « La véracité et la gravité des faits que nous avons révélés tout comme la légitimité de les exposer n’ont pas fait débat jusque dans le clan du maire ».
Du coup, Mediapart s’est retrouvé au cœur du débat.
Le média évoque aussi la messagerie chiffrée Signal avec les protagonistes de l’affaire et deux membres de la direction de la communication. La procureure a même cité le travail du journaliste de Médiapart, Antton Rouget.
Un autre article est publié dans Récit Total, une autre newsletter du média dont les deux premiers numéros sont entièrement consacrés à l’affaire Perdriau. « Nous le voyons avec le procès de Gaël Perdriau comme avec celui de Nicolas Sarkozy : certains élus politiques se pensent au-dessus des lois ». Récit Total publie les 45 articles chronologiques de l’affaire depuis la révélation jusqu’à la totalité du procès.
Bientôt en coproduction avec un éditeur, Médiapart va publier un livre sur le scandale Perdriau intitulé « Les comploteurs ». Cet ouvrage racontera l’histoire d’un maire qui « piétine la loi, la morale la plus élémentaire et, une fois l’affaire révélée, il refuse de démissionner ».
Médiapart s’intéresse aussi au complexe scolaire musulman rhodanien dirigé par un élu municipal stéphanois.
La récente rupture du contrat liant cet établissement privé de Décines-Charpieux à l’Etat et à la Région l’a plongé dans de profondes difficultés financières. Une précédente enquête avait révélé des atteintes graves aux principes de la République.
Le rapport de la chambre régional des comptes est carrément accablant et décrit « une situation particulièrement fragile même si l’établissement a lancé une levée de fonds encore insuffisante. De plus le complexe scolaire n’est pas sûr de rester dans son actuel bâtiment qui pourrait être destiné à une autre utilisation. Ce complexe est dirigé par un maire-adjoint de Saint-Etienne proche du maire.



