Les écologistes sont favorables aux aides attribuées pour la rénovation de rez-de-chaussée vacants, qui sont nécessaires pour redynamiser le centre-ville.
Mais agir au cas par cas, est-ce bien suffisant ?
Depuis plusieurs années, et en particulier depuis l’ouverture de Steel en périphérie, le nombre de commerces physiques en centre-ville ne cesse de baisser, n’en déplaise à l’adjointe au commerce. Mme Lacour, vous avez beau utiliser les chiffres qui vous arrangent et les déformer, les Stéphanoises et les Stéphanois le remarquent malheureusement chaque jour. Pas une semaine sans voir une enseigne baisser le rideau.
Lors du conseil municipal du 2 juin, vous annonciez fièrement que Saint-Etienne comptait 782 commerces de plus depuis 2020. Ce chiffre est sérieux, puisque vous le tenez de la Chambre de commerce et d’industrie. Mais ce que vous oubliez de dire, c’est que ce chiffre englobe les auto-entrepreneurs, qui n’ont pas forcément pignon sur rue. Par exemple, la Chambre de Commerce répertorie 770 commerces auto-moto, ce qui ne signifie pas qu’il y a 770 concessionnaires ou garages à Saint-Etienne.
Il faut regarder la vérité en face : le centre-ville de Saint-Etienne a perdu en dynamisme. Et ce n’est pas seulement conforme à la perte de vitesse du commerce en France. Le taux de vacance commercial dépasse les 15% à Saint-Etienne, alors qu’il est de 10% en moyenne au niveau national. Saint-Etienne est une grande ville, son centre ville doit retrouver son dynamisme. Pour cela, il faut améliorer en priorité le quotidien des Stéphanoises et Stéphanois du centre-ville. Ils se sont exprimés lors des concertations. Ils ont demandé plus de végétal, plus d’axes piétons et de transports actifs.
Accompagnons la rénovation des rez-de-chaussée par l’aménagement du centre ville, pour que les habitantes et les habitants reprennent plaisir à se promener, à faire leurs courses, à se rendre à leurs activités, et ce quel que soit leur âge et leur condition physique. Nous voulons une ville à hauteur d’enfants, inclusive, qui prend soin des plus fragiles. C’est le bien-être de ceux et celles qui y habitent qui la rendra, à nouveau, plus attractive, plus attirante.

