La Baigneuse est une sculpture du sculpteur français Pierre Brun (1915-2011) . Elle a été réalisée en 1949, puis installée dans le parc de l’Europe à Saint‑Étienne (Loire).
Elle a été sculptée dans un bloc de pierre calcaire d’environ 1,5 tonne, elle mesure environ 180 cm de haut, 80 cm de large, 60 cm de profondeur.
L’œuvre représente une femme nue, assise sur un rocher, dans une posture de toilette ou de geste résigné : elle « se sèche le pied », les cheveux relevés en couronne.
Après la guerre, Pierre Brun ayant été prisonnier de guerre (captivité en Moravie) développe un intérêt pour le dessin puis la sculpture. Dans ce contexte de renouveau artistique et de commande publique d’après-guerre en France, il réalise « La Baigneuse » en 1949. L’œuvre est d’abord présentée au Salon de la Jeune Sculpture dans les jardins du Musée Rodin à Paris.
Ce choix de représenter une figure féminine nue, dans un cadre public (dans un parc urbain) s’inscrit dans une tradition de sculptures décoratives d’extérieur, mais aussi dans une volonté d’accessibilité de l’art pour tous.
L’œuvre fait aujourd’hui partie du patrimoine artistique de Saint-Étienne. Elle est recensée comme une sculpture publique à préserver. Une opération de restauration a été engagée : l’œuvre a été déplacée vers un emplacement plus ouvert et ensoleillé (allée centrale du parc) afin de réduire les effets d’humidité et de mousse, et un traitement (nettoyage, patine, hydrofuge) a été programmé. Le budget annoncé s’élève à 8 000 € grâce à un mécénat.
« La Baigneuse » illustre plusieurs aspects :
- Le rôle de Pierre Brun comme artiste local de Saint-Étienne, qui a aussi été professeur à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne.
- La manière dont la sculpture publique des années 1950 cherchait à s’inscrire dans l’espace de vie quotidienne, hors des musées formels.
- L’évolution de la conservation des œuvres d’art en extérieur : l’œuvre a souffert des conditions naturelles (humidité, mousse) ce pourquoi elle fait l’objet d’une restauration, témoignant de l’enjeu de la patrimonialisation dans un cadre urbain.
Matériau et technique : pierre calcaire, bloc de 1,5 tonne, sculpture de plein air.
Composition : la figure est assise, légèrement tournée, la jambe (ou le pied) est l’objet de l’attention — geste de toilette, pose de calme introspection. Le rocher sur lequel elle est appuyée intègre la sculpture dans le paysage du parc.
Style : figuratif mais épuré — Pierre Brun maîtrise le corps féminin sans excès de détail, donnant à la statue une présence douce mais solide.
Symbolique possible : outre l’esthétique, on peut lire dans la posture un moment de pause, de recueillement, ou de retour à soi — ce qui peut résonner après la guerre et dans le contexte d’un espace vert public.
Intégration au lieu : Placée initialement dans un bassin dans le parc de l’Europe, elle participait à une ambiance de détente et de verdure. Avec le temps, l’emplacement a été jugé peu visible et la conservation rendue difficile (humidité, mousse).
Conclusion
« La Baigneuse » de Pierre Brun est un bel exemple d’art public régional — à la fois ancré dans son territoire (Saint-Étienne), inscrit dans une tradition de représentation figurative et dans un processus de renouvellement post-guerre. Sa récente restauration rappelle que ces œuvres, même modestes par leur taille ou leur notoriété, méritent attention pour la mémoire locale et pour l’art dans l’espace public.
Article fait avec l’aide de l’IA – Photo Serge F.
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