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mardi 17 février 2026
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La fabuleuse Histoire de la Muraille de Chine stéphanoise

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Longue de 270 mètres, la Muraille de Chine fut détruite par dynamitage le 27 mai 2000, ce qui en fait la plus grande démolition d’immeuble d’Europe. Il y avait 450 logements et de par ses dimensions c’était le plus grand bâtiment d’Europe à son époque.

De 1953 à 1971, le quartier de Beaulieu-Montchovet est classé en ZUP. À cet effet, de grands ensembles sont construits et la Muraille de Chine fait partie de l’un d’eux. Elle est typique des constructions de masse de cette époque, qui ont pour objectif de créer des nouveaux lieux de vie en périphérie des villes dans lesquelles le nombre de logements ne suffit plus à l’augmentation de population. Ces grands ensembles sont pensés pour offrir le confort du centre-ville, autant à l’intérieur des logements (eau courante par exemple) qu’à l’extérieur (commerces, écoles, parcs à proximité).

Adrien Spinetta, directeur de la construction au ministère de la Reconstruction et du Logement en visite dans le quartier au début des années 1950, donne une définition de ce que cette politique du logement doit donner :

« Dans cet ensemble baigné de lumière et où la liberté de vie reste entière, la densité d’occupation sera plus forte que dans certaines de nos villes, où le contour au sol des immeubles s’aligne sur les irrégularités de forme des îlots. Et cependant la famille y trouvera le cadre naturel le plus propice à son épanouissement. Tels sont les signes tangibles d’un humanisme moderne. Les 1262 logements de Beaulieu n’engendreront pas la monotonie. La variété des aspects et des volumes a été recherchée en fonction du site, du relief du terrain, de son développement et de ses abords. »

— Adrien Spinetta, « Beaulieu, un ensemble pensé pour l’homme », Les Annales de l’Institut technique du bâtiment et des travaux publics, n°78, juin 1954, p.542.

muraille2chine-1024x713 La fabuleuse Histoire de la Muraille de Chine stéphanoise

Au départ conçue pour loger les classes moyennes que sont les fonctionnaires et les ouvriers qualifiés, la Muraille de Chine est construite en 1964 et accueille à partir des années 1970 de plus en plus de populations immigrées en même temps que se produit un mouvement de départ des classes moyennes vers les nouveaux lotissements en banlieue, aux habitations individuelles.

Il est remplacé aujourd’hui par le Centre de l’hospitalisation privée de la Loire, typique des constructions de masse des années 1960, ce bâtiment, à l’instar de ce qui a pu se produire dans d’autres grandes villes de France, ou en banlieue parisienne, souffrait d’une réputation de zone socialement difficile. Le bâtiment faisait 19 étages, 270 mètres de long sur 48 mètres de haut pour 450 logements, ce qui en faisait le plus grand bâtiment d’habitation de toute l’Europe à l’époque de sa construction.

Il avait été rénové à plusieurs reprises, mais à peine rénové, il était à nouveau vandalisé, le président Mitterrand à l’époque était même venu faire sa visite.

Finalement c’est en quelques secondes qu’un pan de l’histoire stéphanoise pour de nombreux stéphanois c’est effondré à jamais.


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