Au cours d’un conseil municipal extraordinaire de plus de deux heures, Jean-Pierre Berger est devenu maire de Saint-Etienne.
Depuis le 1 décembre, date du verdict du procès de l’affaire de la sextape, Jean-Pierre Berger assurait déjà l’intérim. Après deux reports successifs, le conseil municipal extraordinaire a finalement eu lieu ce jeudi 11 décembre.
Les rangs du public étaient combles et les derniers aficionados de Perdriau se sont signalés parfois bruyamment. A 14h6, le doyen nonagénaire de l’assemblée, Jacques Plaine, cofondateur de la fête du livre a pris la parole. Après l’appel, l’élu a constaté que le quorum était atteint. Deux candidats ont alors confirmé leurs candidatures, Jean Pierre Berger et Nicole Peycelon. Ces deux élus ont alors pris la parole successivement.
La série des prises de parole. Courtoisie aidant, Nicole Peycelon a parlé en premier. Elle a rappelé que le groupe Saint-Etienne Avant tout a rompu avec le maire après la révélation; « Nous avons alors marqué notre différence » ». Nous ne soutenons plus ceux qui ont continué à soutenir le maire », « Nous n’avons plus rien à faire avec la majorité sortante et son manque de courage ».
Dans la foulée, Jean-Pierre Berger a rappelé ses 12 ans de présence municipale. Avec « ardeur et courage », il se félicite d’avoir réalisé le plan de mandat. Il souhaite apaiser le climat L’écologiste, Jean Duverger, est ensuite le premier à prendre la parole. Il déplore « un mandat catastrophique sous la responsabilité de « celui par qui le scandale arrive » Il dénonce son refus de démissionner. « Maintenant, on va faire du neuf avec du recyclage » Il constate que le dernier carré Perdriau est proche de l’éclatement. Il ne regrettera pas un mandat sans dialogue.
Avant de conclure : »le vrai changement sera en mars 2026″.
La socialiste Isabelle Dumestre lui succède ensuite au micro. Elle commence par déplorer « les trois ans perdus pour la ville » Elle souhaite la transparence après « des choses très graves contre la démocratie »
Lionel Boucher, élu UDI, bien qu’enrhumé, prend le micro. Cet ami de Gilles Artigues souhaite que « chaque conseiller municipal se livre à son examen de conscience après le spectacle lamentable du procès. Il invite le nouveau maire à gérer uniquement les affaires courantes.
Le communiste Michel Nebout « ne pardonnera pas les silences coupables de la majorité.
Jean-Pierre Berger reprend la parole pour ce constat : »Ces trois ans d’affrontement nous ont fait du mal. « Je ne serai pas un maire au rabais »
Marc Chassaubéné, encore adjoint à la culture rapelle « la présomption d’innocence. Il refuse d’alimenter la vindicte populaire et il « continuera de protéger les Stéphanois et il organisera une transition respectueuse ». Laetitia Valentin prend la parole pour la première fois.
Depuis son élection au conseil municipal, elle n’a connu que la pression, l’humiliation et le mépris du maire sortie. En dix ans « Jean-Pierre Berger n’a jamais dit stop. Elle n’a plus confiance en la
majorité.
Un premier tour sans surprise.
Alors que les élus de gauche ont refusé de voter, Jean-Pierre Berger est élu maire avec 31 voix sur 55 votants. Nicole Peycelon en récolte 12. Dans la foulée,18 élus ont pris des fonctions d’adjoints après un vote qui a confirmé Marc Chassaubéné comme premier adjoint devant Siham Labich.
Dans la foulée, Nadia Semache a annoncé sa démission. » Elle a apprécié ce temps de rencontre avec les Stéphanois ». Elle reste au conseil départemental.
Ce conseil extraordinaire a eu une couverture médiatique nationale.
France Info en a parlé ce matin et a donné la parole à Lionel Boucher. Mediapart publie ce jour un article intitulé : « A Saint-Etienne, les pros Perdriau gardent le pouvoir«
Le prochain conseil municipal aura lieu juste dans une semaine, le 19 décembre avec le vote du DOB, le débat d’orientation budgétaire Quant à Marc Chassaubéné, il doit confirmer rapidement sa candidature aux municipales.
En savoir plus sur
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





