A la mairie de Saint-Etienne, les cadavres commencent à sortir des placards.
« A Saint-Etienne, le trésor de guerre de Perdriau« . C’est le titre d’un article que vient de publier l’hebdomadaire Le canard enchaîné.
Comme de nombreux supposés candidats aux présidentielles, Gaël Perdriau avait créé son micro-parti au titre pompeux « la manufacture d’idées ».
Cet organisme a toujours été secret et discret. Inutile de regarder sur internet, vous ne trouverez rien. Bizarre pour un ancien élu fanatique de communication ! Les statuts étaient précédés de trois noms de responsables : celui du maire et de deux membres de son entourage. Il n’y a jamais eu de réunions publiques.
On laissait cette mission à une association « Mon parti Saint-Etienne, composée de quelques suiveurs.
Après la bourde du Dîner de cons, Gaël Perdriau a dû tirer un trait sur son destin national mais le micro-parti poursuit sa mission secrète de collectes de fonds. Les adjoints et conseillers de la majorité municipale versaient chaque mois une somme importante sur un RIB.
Gilles Artigues, premier adjoint, nous a déclaré avoir versé 300 euros mensuels en tant que premier adjoint. Voici de quoi financer la campagne du dauphin déclaré, le très dynamique,Marc Chassaubéné. Le micro-parti disposerait de 250 000 euros.
On comprend mieux pourquoi la permanence électorale de Marc Chassaubéné est luxueuse. Également candidate et contributrice avec ses colistiers, Siham Labich pourrait réclamer une somme pour sa propre campagne. Interrogé par le Canard enchaîné, Dino Cinieri s’est dit stupéfié.
Le sujet du micro-parti est cité très brièvement dans le livre Les Comploteurs qui sera en librairie dans deux jours. On attend maintenant la suite de cette série minable !

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