D’après un communiqué d’Yves Nicolin, relatif aux manifestations des lycéens.
Alors que plusieurs lycées de la Loire sont concernés ce jeudi 1er octobre par des blocages et des rassemblements de lycéens, la mobilisation touche également l’agglomération roannaise. À Roanne, environ 200 élèves étaient réunis dans la matinée devant le lycée Jean-Puy.
Le mouvement de mobilisation lycéenne se poursuit dans plusieurs établissements de la Loire. À Saint-Étienne, Saint-Chamond, Andrézieux-Bouthéon, Saint-Priest-en-Jarez mais également à Roanne, des rassemblements et des blocages ont été constatés ce jeudi matin. Des dégradations ont également été signalées dans plusieurs établissements du département.
À Roanne, le lycée Jean-Puy a été bloqué dans la matinée. Les élèves mobilisés ont notamment utilisé des poubelles pour empêcher l’accès à l’établissement et à la rue Jean-Puy. Selon les informations disponibles, environ 200 lycéens étaient présents. Le proviseur a indiqué que les élèves souhaitant entrer dans l’établissement avaient pu le faire.
Face à cette situation, le maire de Roanne et président de Roannais Agglomération, Yves Nicolin, condamne fermement les violences et les dégradations. Dans un communiqué, l’élu affirme pouvoir entendre les revendications portées par les jeunes, tout en estimant que celles-ci ne doivent pas conduire à des violences ou à des destructions.
La municipalité indique également qu’elle entend s’appuyer sur le dispositif de vidéoprotection de la ville. Selon la Ville, les images des quelque 400 caméras installées sur le territoire pourront être exploitées afin d’identifier les éventuelles infractions et permettre les suites judiciaires nécessaires.
La Ville de Roanne annonce par ailleurs qu’elle demandera la réparation des dégradations commises sur le domaine public et qu’elle apportera son soutien aux acteurs privés qui pourraient être touchés.
« La violence ne sera jamais une solution »
Yves Nicolin déclare :
« Je peux entendre que l’on ait des revendications, mais en aucun cas cela doit mener au chaos. Même si certaines forces politiques utilisent cette situation pour avancer leur agenda et provoquer un climat de tension inacceptable, la violence ne sera jamais une solution. Nous serons intraitables sur les violences et les dégradations. J’appelle tous ceux qui sont impliqués dans ce mouvement à la raison et demande que le dialogue se fasse dans le calme, pour le bien de tous. »
La mobilisation lycéenne intervient dans un contexte national de contestation. Des organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à de nouveaux blocages ce jeudi 1er octobre, après une journée de mobilisation mercredi.
Dans la Loire, la situation reste donc suivie de près par les établissements, les collectivités et les forces de l’ordre, alors que les revendications des lycéens et les questions de sécurité se retrouvent au cœur des débats.


