Communiqué
Face à l’impact de la canicule et de la sécheresse sur les exploitations de la Loire, l’État intensifie son action. En complément du plan d’urgence agricole annoncé le 4 septembre et doté de plus d’un milliard d’euros à l’échelle nationale, de nouveaux leviers sont activés pour préserver la trésorerie des exploitants ligériens et soutenir les filières les plus fragilisées.
Un bilan d’étape chiffré : 4,6 M€ déjà engagés dans la Loire
Au 14 octobre 2026, les services de l’État ont déjà alloué près de 4,6 millions d’euros au département :
- 4,21 M€ au titre du dégrèvement d’office de la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB).
- 438 000 € versés via le Fonds de réarmement agricole (846 dossiers déposés entre le 11 septembre et le 4 octobre) pour soutenir le maraîchage, l’arboriculture et les exploitants récents. Ce volet atteindra 1,509 M€ à terme pour les jeunes agriculteurs et nouveaux installés.
- Aides directes complémentaires déjà octroyées sur les postes gazole non routier (GNR) et engrais.
Sur le plan national, alors que 197,3 millions d’euros d’enveloppes régionales sont déjà engagés, le Gouvernement débloque immédiatement la réserve nationale de 21 millions d’euros. Cette rallonge donnera aux préfets des marges de manœuvre supplémentaires pour cibler les exploitations les plus vulnérables.
De nouveaux leviers pour injecter de la trésorerie
Pour faire face aux urgences financières à court terme, deux mécanismes inédits entrent en vigueur :
- Prêts de trésorerie à taux zéro : l’État prend en charge jusqu’à 2,5 points d’intérêts sur les prêts bancaires « sécheresse » contractés sur deux ans (plafonnés à 50 000 €), soit une aide directe pouvant atteindre 2 500 € par exploitation.
- Soutien renforcé aux installations récentes : pour les exploitants installés depuis moins de cinq ans contraints de reporter une échéance d’emprunt, l’État financera les intérêts et surcoûts engendrés par le réaménagement bancaire.
Fiscalité : souplesse et report d’échéance
- Report au 15 novembre 2026 : la date limite de règlement de la taxe foncière est décalée d’un mois.
- Obligation de répercussion : les propriétaires bailleurs bénéficiant du dégrèvement de TFNB sont tenus par la loi de le reverser intégralement à leurs fermiers ou métayers.
- Recours individuels : les exploitants dont les pertes réelles dépassent le barème collectif, ou n’ayant pas bénéficié du dégrèvement d’office, peuvent déposer une réclamation directe auprès de la DGFiP.
Assurance-récolte : transparence accrue face au déficit fourrager
Alors que l’épuisement précoce des prairies contraint les éleveurs à puiser massivement dans
leurs stocks hivernaux, l’État rappelle qu’il subventionne la cotisation d’assurance-récolte à hauteur de 70 %.
Pour fiabiliser les indemnisations :
- Actualisation cartographique : la carte officielle des pertes constatées à fin septembre est diffusée à la mi-octobre.
- Contrôles terrain : la Commission départementale d’expertise se réunira fin octobre puis fin novembre afin de confronter les relevés satellitaires à la réalité du terrain.
- Voies de recours : les compagnies d’assurance sont appelées à clarifier et faciliter les démarches de contestation pour les exploitants en désaccord avec leur indemnisation.


