Né le 9 avril 1915 à Perreux, André Villiers se passionne très tôt pour les sciences naturelles. À seulement treize ans, il fréquente déjà le laboratoire d’entomologie du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, où il fait ses premiers pas dans l’étude des insectes.
Cette vocation précoce le conduit à participer à plusieurs missions scientifiques, dont une expédition marquante au Cameroun. En pleine Seconde Guerre mondiale, il poursuit ses recherches et soutient en 1943 une thèse de doctorat intitulée « Étude morphologique et biologique des Languriitae », consacrée à un groupe de coléoptères.
Son expertise attire l’attention de l’éminent naturaliste Théodore Monod, qui fait appel à lui pour développer la section d’entomologie de l’Institut français d’Afrique noire. Cette collaboration marque un tournant dans la carrière de Villiers, désormais reconnu comme une référence dans son domaine.

En 1968, il est nommé sous-directeur du laboratoire d’entomologie et accède à la présidence de la Société entomologique de France, consacrant ainsi son influence au sein de la communauté scientifique.
Chercheur prolifique, André Villiers publie plus de 750 travaux portant non seulement sur les coléoptères et les hémiptères, mais aussi sur les reptiles et les amphibiens. Au cours de sa carrière, il collecte plus d’un million de spécimens et contribue à enrichir les collections du Muséum de près de 500 000 spécimens.
Après une vie entièrement dédiée à la recherche, il prend sa retraite en 1980. Il s’éteint trois ans plus tard, le 8 juin 1983, dans sa ville natale de Perreux, laissant derrière lui une œuvre scientifique considérable et durable.

