Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire. Voici un nouvel épisode…
Né le 9 avril 1890 à Saint-Étienne, Marcel Feguide grandit dans un milieu modeste. Orphelin de père, il est élevé par sa mère, une tailleuse d’origine italienne qui tient un commerce de tissus.
Très tôt, il travaille comme employé de banque, mais nourrit une ambition artistique. À seulement seize ans, il part pour Paris afin de suivre des cours aux Beaux-Arts. Il finance lui-même ses études et parvient à intégrer la Académie Julian. Il fréquente également l’Académie de la Grande Chaumière, haut lieu de la vie artistique parisienne.
Sa formation le mène ensuite en Italie, où il séjourne durant quatre années à la prestigieuse Villa Médicis, avant de revenir s’installer à Paris.
En 1928, il épouse Marie Jalinaud. Le couple n’aura pas d’enfant.
Artiste profondément marqué par le voyage, Marcel Feguide parcourt le monde : Brésil, Mexique, Espagne, Antilles, Algérie, Maroc, Syrie, Égypte ou encore Liban. Au fil de ses déplacements, il réalise de nombreuses décorations monumentales, notamment au Palais du Gouverneur de la Martinique.

Refusant tout contrat avec des galeries, il cultive une indépendance farouche. Homme élégant et bohème, apprécié de ses contemporains, il connaît cependant des difficultés financières récurrentes.
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, il choisit de s’établir à Eygalières, en Provence.
Marcel Feguide s’éteint le 13 février 1968 à Golfe-Juan. Il est inhumé à Eygalières aux côtés de son épouse, décédée en 1976.
Tout au long de sa carrière, il participe à de nombreux salons en France — à Paris, Nevers, Saint-Étienne ou Lyon — ainsi qu’à l’étranger, en Espagne, en Suisse, en Belgique, aux États-Unis et au Brésil. Son talent est reconnu par plusieurs distinctions, dont le Grand Prix de Rome en 1907 et, en 1925, le Prix du Conseil municipal de Paris pour son œuvre Petite Faune.
Source : Dictionnaire des artistes foréziens.

