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Henri Bobichon, administrateur colonial et témoin du Congo français

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Aujourd’hui : Henri Bobichon

Né le 2 mai 1870 à Saint-Étienne, Henri Bobichon appartient à cette génération de fonctionnaires français qui participèrent activement à l’expansion coloniale de la France en Afrique à la fin du XIXe siècle. Officier de réserve après son service militaire au 8ᵉ régiment de hussards entre 1884 et 1889, il s’engage très tôt dans l’administration coloniale.

En mai 1889, il devient agent auxiliaire des postes au Congo français. Son ascension est rapide : chef de poste en décembre 1890, chef de station en juillet 1893, puis secrétaire particulier du commandant supérieur du Haut-Oubangui à partir du 1er novembre 1894. Cette carrière le place au cœur de l’organisation administrative des territoires d’Afrique équatoriale française.

Henri Bobichon participe ensuite à la mission Congo-Nil, l’une des grandes expéditions françaises de l’époque. Nommé administrateur adjoint en octobre 1896, il accède au grade d’administrateur colonial de 3ᵉ classe le 19 octobre 1900.

En 1902, il épouse à Saint-Bonnet-le-Château la fille du docteur Fouilloux. La même année, il tente d’intégrer l’administration des finances en étant nommé percepteur à Saint-Chinian, dans l’Hérault. Cette nomination est toutefois refusée par le maire de la commune, ce qui conduit Bobichon à poursuivre sa carrière dans l’administration coloniale.

De retour au Congo, il est nommé commissaire spécial auprès des compagnies concessionnaires, chargées de l’exploitation économique des territoires africains. Il poursuit son ascension administrative et devient administrateur en chef le 1er juillet 1908, avant d’être envoyé en Guinée, en Afrique-Occidentale française, le 14 novembre de la même année.

Le 1er juillet 1910, il accède au rang d’administrateur en chef de 1ʳᵉ classe. La même année, il est décoré officier de la Légion d’honneur, reconnaissance de son parcours dans l’administration coloniale française.

Rentré en France au printemps 1911, Henri Bobichon rejoint le cabinet du ministre Albert Lebrun. Mis à la retraite le 31 octobre 1911, il reprend néanmoins une activité dans l’administration financière en étant nommé percepteur à Saint-Nazaire, avant de devenir trésorier-payeur général.

Parallèlement à sa carrière administrative, Bobichon mène des travaux d’écriture consacrés à l’histoire coloniale et aux peuples d’Afrique équatoriale. Il publie notamment La politique indigène dans les colonies françaises en 1912, puis plusieurs études historiques parmi lesquelles Les peuplades de l’Oubangui-Chari-M’Bomou à l’époque des missions Liotard et Marchand en 1931, Contribution à l’histoire de la mission Marchand en 1936, et enfin Le vieux Congo français et A.E.F. en 1938.

Henri Bobichon meurt à Paris le 16 septembre 1939.

Source : Marcel Blanchard, Administrateurs d’Afrique noire.

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Christian Chassagne
Christian Chassagne
Christian Chassagne explore la genèse, le contenu et la richesse historique avec son ouvrage inédit qui recense 1000 personnalités marquantes du département de la Loire.

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