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Sextape stéphanoise : Le procès aura lieu en septembre à six mois des municipales

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Affaire de la sextape. Le procès aura lieu en septembre à six mois des municipales.


Hier 6 juin à 14 heures, l’information s’est répandue à toute allure dans Saint-Etienne. Gaël Perdriau comparaîtra du 22 au 26 septembre devant le tribunal correctionnel de Lyon en compagnie de MM
Rossary-Lenglet, Gauttieri, Kéfi-Jérôme et des présidents et leurs conjoints de deux associations. Les quatre principaux protagonistes seront jugés pour chantage, soustraction, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs.

La sanction peut aller jusqu’à 5 ans de prison et entraîner une inéligibilité immédiate.


De nombreuses réactions politiques.
D’habitude très prolixe, le maire s’est drapé dans le silence. En pleine campagne électorale, il était, pour la deuxième fois en quelques semaines, à Kiev, à un congrès. Saint-Etienne est en effet jumelée avec Lougansk, une ville russophone occupée par la Russie dans l’est de l’Ukraine. Ce silence n’a pas empêché nombre de personnalités à s’exprimer sur ce nouvel épisode. Avocat de Gilles Artigues, Me Buffard se félicite que le procès intervient dans un délai raisonnable. Gilles Rossary-Lenglet sait qu’il sera condamné mais il est content de pouvoir dire devant un tribunal tout ce qui s’est passé.

Dino Cinieri apprécie cette information « dans une affaire qui a paralysé la vie municipale ». Le groupe SED et Régis Juanico constatent que le maire « ne peut plus se draper derrière la seule présomption d’innocence ». L’écologiste Olivier Longeon apprécie que « les prochaines municipales puissent se passer dans un climat plus serein ». Ami de Gilles Artigues, patron de l’UDI Loire, Lionel Boucher est content pour son ami. Il « attend une campagne sereine ».

Nicole Peycelon, désormais dans l’opposition, « est ravie que la justice se prononce avant le démarrage de la campagne électorale « .
Le milieu économique n’est pas resté muet. Le scandale de la sextape a coupé Saint-Etienne des autres collectivités et de l’Etat. Lors de son installation, Philippe Rascle, le tout nouveau patron du MEDEF, a
souhaité un changement de gouvernance au sein de Saint-Etienne Métropole. L’intercommunalité oscille entre une première vice-présidente sérieuse et un président « en retrait total » mais omniprésent juridiquement.


Une couverture médiatique nationale.
Tous les quotidiens nationaux, du Figaro à Libération en passant par le Monde, toute la presse quotidienne régionale, d’Ouest-France au Progrès, toutes les radios et télés de France-Info à RTL, de France 24 à France 3 et BFM ont parlé de la sextape ce 6 juin. Médiapart, qui avait révélé l’affaire le 26 août 2002 a publié sous la signature d’Antton Rouget un nouvel article : »Exclu de son parti, écarté de la scène politique nationale alors qu’il ambitionnait devenir ministre en 2022 et conspué jusque dans les rangs de sa propre majorité, Gaël Perdriau s’accroche à son fauteuil depuis le début de l’affaire, balayant les uns après les autres les éléments qui le mettent en cause ».


Et maintenant ?
Cela fait des mois que Gaël Perdriau est en campagne électorale permanente sur les réseaux sociaux et dans la presse multipliant les sorties, les cérémonies, les inaugurations, les réunions de quartiers et publiant des centaines de photos sur Facebook.
Le problème est qu’il n’a plus de famille politique. Il a été exclu des LR dont il était un des vice-présidents. Son micro-parti est totalement inconnu. Son comité de soutien, « Mon parti Saint-Etienne » ne compte plus que quelques dizaines d’inféodés.


Lors du conseil municipal du 2 juin, sans doute au courant de la date du procès, il s’est montré très agressif. Un autre conseil municipal se tiendra fin juin. Certains membres de la majorité municipale auront-ils le courage et l’intelligence de démissionner ?

Patrick Françon
Patrick Françon
Journaliste indépendant

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