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Les ligériens célèbres : Maurice François KNOBLAUCH et Georges THIOLLIÈRE

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Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire. Voici deux nouveaux héros du passé.

THIOLLIÈRE Georges (1878-1935)

Georges Thiollière naît le 29 janvier 1878. Il effectue ses premières études à Saint-Gildas, puis à Alix, où il s’initie à la philosophie.

Ordonné prêtre le 21 septembre 1901, il est envoyé en mission à Kouangton, en Chine. Il est ensuite dirigé vers les frontières du Tonkin afin d’y apprendre la langue chinoise, indispensable à son apostolat.

En 1904, il est transféré à Foui Lai. Après avoir étudié la langue hakka, il entreprend l’apprentissage du hoc lo, langue largement parlée dans la région. En 1909, il est nommé dans le district de Tchac-Pou. En 1920, il rejoint le district limitrophe de Tse-Young, où il exerce son ministère pendant treize années.

En 1934, il bénéficie d’un congé d’un an en France, avant de repartir en 1935 pour Swatow. Cependant, sa santé se dégrade rapidement. Georges Thiollière décède le 27 août 1935.

Source :
IRFA, Missions étrangères de Paris


KNOBLAUCH Maurice François (1921-1944)

Maurice François Knoblauch naît le 29 janvier 1921 à Moyeuvre-Grande, en Moselle. Il reçoit une formation militaire précoce à l’École militaire préparatoire d’Épinal en 1934, puis à Autun en 1937, avant d’achever ce parcours à La Flèche en 1939.

Titulaire du baccalauréat, il intègre en octobre 1941 l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, au sein de la promotion « Charles de Foucauld ». Très tôt engagé dans la lutte contre l’occupant, il cherche à entrer en contact avec la Résistance dans la région de Dijon, puis tente de rejoindre le maquis de Haute-Savoie.

Après sa démobilisation, il s’installe en zone libre à Saint-Étienne, où résident plusieurs membres de sa famille. En juin 1943, il devient chef du cinquième bureau — chargé des opérations de sabotage et des actions immédiates — et directeur départemental de l’instruction militaire. Il est également membre de l’état-major départemental de l’Armée secrète (AS) de la Loire.

Dans la clandestinité, il utilise le pseudonyme « Hunan Pruderie » et se dote d’une fausse identité, celle de Frédéric Maurice Huson, reprenant le nom de jeune fille de sa mère.

Le 5 juillet 1944, il tombe dans un piège tendu au domicile de l’un de ses camarades, un officier récemment arrêté. À une heure du matin, il est abattu de cinq balles de pistolet par deux miliciens. Grièvement blessé, il agonise plusieurs heures sur le trottoir avant de succomber.

À titre posthume, Maurice François Knoblauch est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1945. Il est également décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et de la Médaille de la Résistance.

Sources :
Muriel Decitre-Demeirtjis, Le cimetière du Crêt de Roch, 2014
Dictionnaire biographique du Maitron

Christian Chassagne
Christian Chassagne
Christian Chassagne explore la genèse, le contenu et la richesse historique avec son ouvrage inédit qui recense 1000 personnalités marquantes du département de la Loire.

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