C’était inévitable ! La majorité municipale stéphanoise se déchire autour du trésor financier du micro-parti.
Le 1 décembre 2025, en fin d’après-midi, Gaël Perdriau, désormais lourdement condamné, fait sa dernière apparition publique à l’hôtel de ville de Saint-Etienne pour y présider son dernier COMAJ, conseil de majorité.
A cette occasion, comme un empereur, il désigne son dauphin en la personne de Marc Chassaubéné pour lui succéder dans le fauteuil de maire. Quelques jours plus tard,un conseil municipal extraordinaire d’élection du maire temporaire accroît les tensions dans l’ancienne majorité Perdriau. Siham Labich appelle à voter Jean-Pierre Berger.
comme maire. En remerciement, ce dernier accepte de présider le comité de soutien de Marc Chassaubéné. Première bourde !
Quelques jours après, Marc Chassaubéné, qui n’est plus vice-président
de SEM ni président de la Cité du design, mais également premier adjoint, ouvre une permanence en cœur de ville, place Jean Jaurès. Il loue du mobilier chic pour habiller un local également loué pour trois mois Il fait une inauguration animée. D’où vient le fric ? Rappelez vous! En 2017, sûr d’un destin ministériel voire présidentiel, exclu des LR, Gaël Perdriau crée la Manufacture des idées. Des idées dont on n’entendra jamais parler ni lors de réunions locales ni sur le net. En revanche, la structure est une vraie pompe à fric. Chaque élu de la majorité verse mensuelle son adhésion 300 euros pour le premier adjoint, 200 euros pour les adjoints et 100 pour les conseillers municipaux.
Tout récemment, le Progrès puis le Canard Enchaîné se sont intéressés à ce mystérieux micro-parti et à sa caisse d’environ 250 000 euros. Interrogé par le Progrès, Marc Chassaubéné estime être le mieux placé pour gérer ce pactole. Le candidat a pour directeur de campagne un ancien élu et ancien chef d’entreprise, Jean-Jacques Rey qui le conseille sur le plan financier. Cependant, il semble tout à fait logique que Siham Labich réclame sa part du gâteau.
Depuis des années, elle et ses colistiers ont aussi cotisé régulièrement pour financer les futures élections. Avec subtilité, Siham Labich note que certains élus proposent de verser la somme du micro parti à des associations de bienfaisance. Le Progrès évoque aussi le rôle du comité de soutien Mon parti Saint-Etienne, prisé par un inconditionnel également membre du micro-parti.
En attendant la suite de la série, Siham Labich va inaugurer, le 30 janvier, une permanence sur la rue de la République. Les affrontements ne sont pas terminés alors que demain se tient le deuxième et dernier conseil municipal présidé par le maire Jean-Pierre Berger. On attend une séance animée avec le vote du budget. Résultat du match les 15 et 22 mars.
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