Après Pierre Mazet, après Patrick Françon, c’est Christian Chassagne qui nous a rejoint pour nous présenter les ligériens célèbres.
Auguste Benoît (1810–1883)
Auguste Benoît naît le 12 février 1810 à Saint-Étienne. Après des études de droit, il obtient le doctorat en 1838 et entame une brillante carrière dans la magistrature. Il exerce successivement les fonctions de juge suppléant, substitut, procureur, juge d’instruction, puis conseiller à la Cour d’appel de Paris.
Vers 1850, alors qu’une épidémie de choléra frappe la région, il s’installe avec son épouse dans le département de l’Yonne afin d’y organiser les secours et de venir en aide aux populations touchées.
Parallèlement à sa carrière judiciaire, Auguste Benoît se consacre à l’écriture. Il publie plusieurs biographies érudites consacrées à des personnalités illustres de la région de Mantes, témoignant de son goût prononcé pour l’histoire locale.
Profondément attaché à ses origines, il demeure toute sa vie intéressé par l’histoire de son pays natal, et plus particulièrement par celle du Forez.
Auguste Benoît s’éteint le 5 août 1883 à Mantes, aujourd’hui Mantes-la-Jolie, laissant l’image d’un magistrat engagé et d’un historien passionné.
Pétrus Maussier (1817–1896)
Pétrus Maussier naît le 12 février 1817. Il perd sa mère à l’âge de cinq ans. Son père se remarie en 1827 avec Marie Favier, alors âgée de 19 ans. Pétrus a un frère aîné, né en 1807, qui est d’un an plus âgé que la seconde épouse de son père. De cette union naissent également deux demi-sœurs : Catherine, née en 1829, et Antoinette, née en 1836.
De profession, Pétrus Maussier est fabricant de rubans, activité caractéristique de la région stéphanoise au XIXᵉ siècle. Il est le cousin germain de Balthazar Maussier, ingénieur des mines, connu pour avoir découvert une source d’eau minérale près de Meylieu-lès-Montrond. Ce dernier devient par la suite directeur de la source Noël à Saint-Galmier en 1833.
Pétrus Maussier s’éteint le 3 juin 1896 à Pouilly-lès-Feurs.
Ces éléments sont issus de l’ouvrage Histoire des noms de rues de Saint-Étienne, qui constitue une source précieuse pour l’histoire locale.





