Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire.
Aujourd’hui : OLANIER Jacques, graveur stéphanois du XVIIIᵉ siècle
Né le 22 avril 1742 à Saint-Étienne, Jacques Olanier se distingue très tôt par une intelligence vive et des dispositions artistiques remarquables. Consciente de son potentiel, sa famille décide de l’envoyer à Lyon afin qu’il y perfectionne son apprentissage du dessin.
À son retour dans sa ville natale, l’artiste se consacre avec une ardeur exceptionnelle à son travail. En quelques années seulement, il s’impose comme l’un des principaux graveurs et ciseleurs de Saint-Étienne. Son talent est unanimement reconnu : Olanier se distingue tant par son habileté technique que par la finesse de son goût et la précision de son dessin.
Vers 1766, il aurait fondé un cours dédié au dessin, à la gravure, à la ciselure et à la sculpture. Cet enseignement attire plusieurs élèves appelés à se faire un nom, parmi lesquels Dupré, Dumarest, Roule ou encore Cizeron, témoignant de l’influence durable du maître sur la scène artistique locale.
Sur le plan personnel, Jacques Olanier épouse en 1764 Jeanne Poméon, issue d’une famille aisée de Saint-Romain-en-Jarez. Cette union renforce son ancrage dans la région.
Toutefois, la période révolutionnaire vient bouleverser sa vie. Vers la mi-juillet 1794, il est arrêté avec vingt-cinq autres notables stéphanois et incarcéré. Il ne retrouve la liberté que le 4 septembre 1794, à la suite d’un arrêté du représentant du peuple.
Éprouvé par ces événements, Olanier quitte rapidement Saint-Étienne pour se retirer avec son épouse à Saint-Romain-en-Jarez. C’est là qu’il s’éteint le 20 avril 1798, à l’âge de 55 ans.
Source : Notices biographiques stéphanoises, M. Descreux, 1868.

