Communiqué de M. Pierrick Courbon, Député de la Loire
Dans le cadre de la commission d’enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap, le rapporteur, mon collègue député socialiste Sébastien Saint-Pasteur, a pu obtenir les chiffres détaillés des carences de prises en charge des élèves en situation de handicap par des AESH et des carences de places en Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) à la rentrée 2025, département par département (voir tableau ci-joint).
Ces chiffres, transmis par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), font apparaître un taux de carence de 14%, avec 48 726 élèves en attente d’AESH sur 352 102 élèves y ayant droit, à l’échelle nationale. Ces données sont édifiantes.
Dans notre département, le niveau de réponse aux besoins est encore plus dégradé, avec 894 élèves en attente d’un accompagnement sur les 4 571 bénéficiant d’une notification, soit un taux de carence de 19,55%. Dans le secondaire, ce taux se monte même à 24% (536 élèves sans accompagnement sur les 2 230 notifiés).
Cette situation insoutenable est d’ailleurs mise en avant par les personnels du collège Aristide Briand de Saint-Étienne parmi les facteurs les ayant poussés à se déclarer en grève ce mardi 4 novembre.
Lors de son audition par la commission d’enquête, le ministre de l’éducation nationale, Edouard GEFFRAY, a reconnu que le sujet était « massif » et qu’il allait demander dès le début de cette semaine, aux recteurs, de travailler sur ces données « à la fois pour améliorer la fiabilité et pour se partager les bonnes pratiques », au regard des fortes disparités entre académies.
Je travaille sans relâche, depuis mon élection en tant que député, à une amélioration significative du statut des AESH et de l’attractivité de cette profession, afin que notre pays puisse enfin tenir la promesse de l’école inclusive. Mais les décisions nationales ne peuvent expliquer à elles seules les fortes disparités territoriales que font apparaître les données de la DGESCO, en particulier dans la Loire.
Aussi, j’ai écrit au Directeur académique de l’Éducation nationale (voir courrier joint) pour lui demander les raisons de cette carence supérieure à la moyenne nationale, dans notre département, ainsi que les réponses envisagées pour y remédier.

