« A Saint-Etienne, la nouvelle municipalité veut faire rejaillir la joie et la fierté de ses administrés ».
Ce titre très optimiste est celui d’un long article du quotidien Libération du 8 juin sur les premiers pas de l’équipe Juanico. Le journal ne peut pas ne pas évoquer l’ouverture du procès en appel de l’ancien maire. Après, le média note le poids de l’opposition RN avec 8 conseillers municipaux et une présence au conseil métropolitain.
Jusqu’alors, on est plutôt dans le dialogue que dans l’adversité constante. Les élus écologistes font aussi le job. Quelques agents interrogés par le quotidien se félicitent du changement d’ambiance.
Certains problèmes perdurent comme la désertification commerciale du centre ville. Une mesure comme la gratuité des transports publics le samedi est plutôt appréciée. La ville est aussi la moins chère de France en immobilier et les logements vacants sont nombreux.
Le taux de pauvreté atteint presque le tiers de la population. Les associations caritatives comme le Secours Populaire sont très sollicitées. Le taux de chômage de la ville est supérieur à la moyenne nationale. Dans ce contexte, le maire élu président de la métropole a su construire un exécutif transpartisan.
Pour clore, citons cette phrase de Lionel Boucher, élu municipal centriste d’opposition : « c’est la nuit et le jour ».

