Deuxième journée du procès Perdriau.
Suite à plusieurs problèmes techniques et à la longueur de certaines interventions, ce mardi a été assez pénible à suivre pour le public et la presse. On en retiendra essentiellement une longue intervention de Gilles Artigues de plus de deux heures. On en retiendra que l’ancien élu a eu envie de se jeter sous le tram après la révélation du chantage. C’est grâce à une famille soudée que l’enseignant a pu affronter cette épreuve.
Lundi, avant l’ouverture du procès, Gaël Perdriau avait annoncé des « rebondissements », mais il n’avait pas précisé dans quel sens. On retiendra de cette journée l’étonnante intervention de Véronique Falzone. Cette ancienne adjointe du maire déchu devait faire des révélations, mais elle ne devait en aucun cas être physiquement présente au palais de justice. Elle a dû le quitter très en colère. Pas sur que cette boude ait servi la défense de Perdriau et de ses avocats.
Médiapart vient déjà de publier deux articles sur ce procès en appel.
Pour le média numérique, depuis le premier jour « Perdriau essaie de faire dérailler le dossier ». Médiapart considère cette affaire. »comme l’une des opérations les plus crapuleuses de la vie politique française ». Mediapart rappelle la demande de « nullité » des avocats de l’ancien maire. Cette demande étonnante a surpris l’avocat général qui parle carrément d’un acte « de désespoir ». Pour Médiapart, ça ressemble au procès Sarkozy.
Dans un deuxième article, Mediapart revient sur des propos violents tenus par Perdriau sur son premier adjoint. Le média publie un florilège des propos les plus explicites. En voici un exemple : »Je te préviens Gilles, c’est au napalm que je vais passer. J’en ai rien à branler des conséquences, je le pense ! » C’est seulement en 2017 que le maire menace de diffuser la vidéo avec l’escort boy.
En mai 2023, Gilles Artigues est destitué de son poste de premier adjoint. Il commence à se distancer de la vie politique.
En conclusion,le journaliste de Mediapart, Antton Rouget constate que la défense de l’ancien maire n’a guère évolué. La suite de ce troisième jour sur le site internet du Progrès.

