Christian Chassagne nous présente les ligériens célèbres, extrait de son dictionnaire des personnalités marquante de la Loire.
Née Marie-Louise-Elvire Tivet à Saint-Étienne le 26 juin 1811, Marie-Louise Smith appartient à une famille stéphanoise dont le nom est déjà associé à une figure intellectuelle majeure. Sa tante, Élisabeth Tivet, avait en effet entouré de ses soins l’enfance du célèbre érudit stéphanois Claude Fauriel.
Elle épouse Joannès-Erhard Smith, avocat puis procureur du roi à Saint-Étienne. Homme de lettres et savant reconnu, ce dernier mènera une brillante carrière qui le conduira à devenir conseiller à la cour impériale de Paris. Il sera également nommé officier de la Légion d’honneur en 1863.
Animée par une profonde générosité, Marie-Louise Smith consacre une grande partie de son existence à venir en aide aux plus démunis. Soucieuse du sort des pauvres, elle s’attache à répondre à leurs besoins et à améliorer leurs conditions de vie.
Atteinte d’une grave maladie, elle se rend à Paris afin de consulter les médecins de la faculté et tenter de soulager ses souffrances. Malgré une santé déclinante, elle poursuit son engagement philanthropique.
Par testament olographe daté du 1er avril 1837, elle décide de léguer à la ville de Saint-Étienne la moitié de sa fortune. Cette donation, estimée à 80 000 francs, est assortie d’une condition : la création d’un atelier de travail destiné aux plus pauvres. Le legs ne devait toutefois devenir effectif qu’au décès de son époux.
Marie-Louise-Elvire Smith s’éteint à Paris le 22 février 1840, à seulement 28 ans. Par son geste testamentaire, elle laisse à la cité stéphanoise l’image d’une femme profondément attachée à la solidarité et au secours des plus modestes.
Source : « Notices biographiques stéphanoises », M. Descreux, 1868.

