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À Lyon, Bernard Cazeneuve et les radicaux de gauche dessinent l’alternative républicaine

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Réunis en congrès dans la capitale des Gaules, les militants du Parti Radical de Gauche (PRG) ont réélu Guillaume Lacroix à leur tête. Un événement marqué par la présence stratégique de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, venu sceller l’union d’une gauche sociale, laïque et réformiste, loin des tumultes des extrêmes.

Lyon le 6 juin — L’ambiance était à la fois studieuse et chaleureuse ce week-end dans les rangs du plus vieux parti de France. Venus des quatre coins du pays, les adhérents du Parti Radical de Gauche (PRG) se sont rassemblés à Lyon pour un congrès national décisif, placé sous le signe de la refondation et de la recomposition politique.

Si le scrutin interne a sans surprise reconduit le président sortant Guillaume Lacroix par des applaudissements nourris, les regards étaient largement tournés vers la tribune des invités. Aux côtés de figures comme Jean-Louis Borloo ou Nathalie Delattre, la présence de Bernard Cazeneuve a donné à ce rassemblement des airs de rampe de lancement pour le camp des républicains de gauche.

Le serment de Lyon : une gauche de gouvernement

Pour le PRG et le mouvement « La Convention » lancé par Bernard Cazeneuve, l’enjeu est clair : incarner une troisième voie face au bloc central et à la gauche radicale. Dans un paysage politique morcelé, l’ancien locataire de Matignon a profité de la tribune lyonnaise pour rappeler les fondamentaux d’une gauche sociale-réformiste.

« Il faut redonner aux Français le goût d’une République ferme sur ses valeurs mais profondément juste sur le plan social », a insisté l’entourage des refondateurs dans les couloirs du congrès.

Au cœur des débats durant ces deux jours : la défense stricte de la laïcité, l’égalité des territoires, le sauvetage des services publics et une transition écologique pragmatique. Des thématiques chères aux radicaux, qui refusent de voir le débat public confisqué par les outrances verbales.

Bâtir une coalition élargie

Au-delà des discours, ce congrès a surtout acté une stratégie de rupture et de rassemblement. Le PRG s’engage désormais officiellement aux côtés de Bernard Cazeneuve pour structurer un pôle républicain capable de parler aux déçus du macronisme comme aux orphelins d’une gauche modérée.

Guillaume Lacroix, fort de sa légitimité renouvelée, l’a martelé : le PRG veut être le premier rouage d’un vaste regroupement des forces progressistes, incluant syndicats, associations et décentralisateurs de tous horizons. Reste désormais à transformer l’essai lyonnais en une dynamique électorale concrète sur le terrain. À Lyon, la gauche réformiste a prouvé qu’elle n’avait pas dit son dernier mot.

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