Conditions d’apprentissage, classes surchargées, rénovation thermique des établissements et fonctionnement de Parcoursup : les représentants des lycéens des établissements Albert-Camus et Jacob-Holtzer ont fait part de leurs préoccupations au maire de Firminy, Marc Petit. À l’issue d’une rencontre organisée le 26 octobre 2026 à la mairie, l’élu a annoncé son soutien à leurs revendications.
Le mouvement lycéen se poursuit à Firminy. À la demande de représentants des lycéens appelous, le maire, Marc Petit, les a reçus lundi 26 octobre 2026 à l’hôtel de ville. Il était accompagné d’Evelyne Berger, adjointe à l’Éducation, et de Jean-Christophe Monneret, directeur général des services de la Ville.
Au cours de cet échange, les représentants des deux lycées de la commune, Albert-Camus et Jacob-Holtzer, ont exposé les difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Au cœur de leurs préoccupations : des conditions d’apprentissage qu’ils jugent dégradées et qui, selon eux, peuvent avoir des conséquences directes sur leur réussite scolaire.
Des établissements confrontés aux fortes chaleurs et au froid
Les lycéens ont notamment alerté sur le confort thermique insuffisant dans les salles de classe. Dès les mois de mai et juin, ainsi qu’au début du mois de septembre, les fortes chaleurs rendent les conditions de travail difficiles. En hiver, c’est le froid qui pose problème.
Face à cette situation, Marc Petit estime indispensable que des travaux de réhabilitation thermique soient engagés dans les établissements concernés. Il appelle à une intervention de la Région, compétente en matière de gestion des lycées, avec le soutien financier de l’État.
Des classes pouvant compter jusqu’à 36 élèves
Autre sujet soulevé lors de la rencontre : les effectifs par classe. Selon les représentants lycéens, certaines classes peuvent accueillir jusqu’à 36 élèves. Une situation qui complique les apprentissages et rend également les conditions d’enseignement plus difficiles pour les professeurs.
Le maire de Firminy inscrit cette problématique dans un contexte national, estimant que la surcharge des classes ne concerne pas uniquement les établissements appelous. Il met en cause les suppressions de postes d’enseignants intervenues au cours des dernières années, évoquant notamment 80 000 postes supprimés en cinq ans sous la présidence de Nicolas Sarkozy et près de 10 000 suppressions supplémentaires dans les collèges et lycées depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017.
Parcoursup et l’accès aux études supérieures également contestés
Les échanges ont également porté sur Parcoursup, la plateforme nationale d’accès à l’enseignement supérieur. Pour les lycéens, cette procédure d’orientation, particulièrement déterminante en classe de terminale, soulève plusieurs inquiétudes.
Ils dénoncent notamment le manque de transparence de son fonctionnement, les mécanismes de sélection qu’ils perçoivent comme un tri social et scolaire, ainsi que la mise en concurrence des candidats dans leurs démarches pour accéder aux formations de l’enseignement supérieur.
Le manque de places dans certaines filières constitue une autre difficulté. Il peut conduire des jeunes à se tourner vers des établissements privés, dont les formations sont parfois particulièrement coûteuses. Une situation qui, selon les revendications présentées, accentue les inégalités entre les élèves en fonction des ressources financières de leurs familles.
« La réussite scolaire ne peut pas être liée aux revenus des parents », défend la position portée par le maire et son équipe municipale.
Les lycéens condamnent les dégradations
Enfin, les représentants des deux établissements ont tenu à prendre leurs distances avec les actes de violence et les dégradations de biens publics commis par des jeunes extérieurs aux lycées. Ils ont ainsi souhaité distinguer leurs revendications et leur mobilisation de ces agissements.
À l’issue de cette rencontre, Marc Petit a réaffirmé, au nom de l’équipe municipale, son soutien au mouvement lycéen appelou et aux revendications exprimées par les représentants des lycées Albert-Camus et Jacob-Holtzer.
La municipalité entend ainsi relayer les préoccupations des jeunes autour de l’amélioration de leurs conditions d’études, de la rénovation des établissements et d’un accès plus équitable à l’enseignement supérieur.


