Clermont-Ferrand, le 29/10/2026
Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté, mercredi 28 octobre, la demande de suspension déposée par l’association Vélo-Cité 63 contre l’arrêté municipal réglementant la circulation des vélos dans les aires piétonnes du centre-ville. La mesure, qui impose aux cyclistes de descendre de leur vélo et de le tenir à la main, vise à renforcer la sécurité des piétons.
C’est une décision favorable à la municipalité clermontoise. Saisi en référé par l’association Vélo-Cité 63, le juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a refusé de suspendre l’arrêté municipal du 12 octobre dernier encadrant la circulation des cycles dans les aires piétonnes du centre-ville.
Au cœur du dispositif : l’obligation, pour les cyclistes, de mettre pied à terre et de conduire leur vélo à la main lorsqu’ils traversent ces espaces. La mairie défend une mesure destinée à favoriser la cohabitation entre les différents usagers de l’espace public, dans des secteurs particulièrement fréquentés.
Une interdiction de rouler, mais pas d’accéder aux zones piétonnes
Dans son ordonnance, le juge rappelle que l’arrêté ne ferme pas les aires piétonnes aux cyclistes. Il leur impose simplement de descendre de leur vélo et de le tenir à la main, à une allure compatible avec les dispositions du Code de la route.
Cet élément constitue un point central de la décision : pour le tribunal, la réglementation ne prive donc pas les cyclistes de l’accès au centre-ville piéton, mais encadre leur manière de s’y déplacer.
L’association Vélo-Cité 63 contestait également la pertinence des itinéraires alternatifs mentionnés dans l’arrêté municipal. Sur ce point, le juge estime que les critiques formulées ne suffisent pas à démontrer une atteinte grave et immédiate à la situation de l’association ou aux intérêts qu’elle défend. Il souligne notamment que les cyclistes ne sont pas obligés d’emprunter ces itinéraires.
La sécurité des piétons au cœur de la décision
Pour justifier la mesure, la municipalité met en avant la fréquentation importante des aires piétonnes et les difficultés de circulation qui peuvent en découler.
Le tribunal relève que l’association ne conteste pas cette forte affluence, ni les interventions régulières des services de police liées à des vitesses inadaptées de certains usagers d’engins, dont les cyclistes.
Dans ce contexte, le juge considère que l’arrêté poursuit un objectif d’intérêt public : assurer un meilleur partage de l’espace public entre les différentes formes de mobilité et améliorer la sécurité des piétons.
Le rejet de la demande en référé permet ainsi à la mesure municipale de rester en vigueur. Il convient toutefois de préciser que cette décision porte sur la demande de suspension en urgence de l’arrêté.
« Clermont appartient à tous, même aux piétons »
À la suite de cette décision, le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, défend une réglementation qu’il présente comme une mesure de protection des piétons plutôt que comme une exclusion des cyclistes.
« Clermont appartient à tous, même aux piétons. Vivons notre ville en nous respectant les uns les autres », rappelle l’édile.
La municipalité entend ainsi faire respecter un principe de coexistence entre les mobilités dans les espaces les plus fréquentés du centre-ville. Reste désormais à voir comment cette réglementation sera appliquée au quotidien et comment les différents usagers s’approprieront ce nouvel encadrement de la circulation.


