Le Vieux-Lyon et le Palais de Justice de Lyon se transforment actuellement en décors de cinéma pour accueillir le tournage de Projet K, un thriller historique réalisé par Yvan Attal. Le film revient sur la traque menée pendant près d’une décennie par Beate et Serge Klarsfeld pour retrouver Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo à Lyon.
Depuis le 17 août 2026, Lyon vit au rythme d’un tournage particulièrement attendu. Pour les besoins de Projet K, titre encore provisoire, les caméras de Netflix ont investi plusieurs lieux emblématiques de la capitale des Gaules, notamment le Vieux-Lyon et le Palais de Justice.
Réalisé par Yvan Attal, qui a également coécrit le scénario avec Laurent Turner, ce long-métrage entend raconter une page particulièrement sombre de l’histoire européenne : la traque de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo lyonnaise pendant l’Occupation, par les époux Beate et Serge Klarsfeld.
Un casting international à Lyon
Pour incarner ce couple devenu célèbre pour son combat contre les criminels nazis, la production a réuni deux comédiens aux parcours très différents.
Dany Boon prête ses traits à Serge Klarsfeld, tandis que Diane Kruger incarne Beate Klarsfeld. Face à eux, l’acteur britannique Tim Roth interprète Klaus Barbie.
Le choix de Dany Boon dans un rôle aussi éloigné de ses personnages habituels constitue notamment un véritable contre-emploi. Les premières images dévoilées depuis Lyon montrent une transformation physique particulièrement travaillée pour se rapprocher de Serge Klarsfeld.
Lyon, au cœur du récit
Le choix de tourner à Lyon n’a évidemment rien d’anodin. La ville est indissociable de l’histoire de Klaus Barbie, surnommé après-guerre le « boucher de Lyon ».
Le Palais de Justice constitue notamment un décor hautement symbolique : c’est dans ce lieu qu’eut lieu, en 1987, le procès de Barbie, finalement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité.
Le tournage permet ainsi de faire revivre certains lieux lyonnais dans leur apparence historique. Des rues du Vieux-Lyon ont été transformées pour les besoins de la production, tandis que plusieurs scènes sont réalisées dans une grande discrétion, le plateau étant fermé au public et à la presse.
Dix années de traque
Projet K ne devrait pas se limiter au procès de 1987. Le film s’intéresse avant tout au long combat mené par Beate et Serge Klarsfeld pour retrouver Klaus Barbie.
Après la Seconde Guerre mondiale, Barbie parvient à échapper à la justice et se réfugie en Bolivie sous une fausse identité. Les Klarsfeld réussissent à l’identifier au début des années 1970 et entreprennent alors une campagne visant à obtenir son extradition vers la France.
Cette traque internationale conduira la production à tourner dans plusieurs pays. Outre la France, des séquences sont annoncées en Belgique et en Bolivie, afin de reconstituer les différentes étapes de cette histoire.
Une histoire qui résonne encore à Lyon
En choisissant Lyon comme l’un des principaux lieux de tournage, Projet K fait également le choix de replacer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale au cœur de la ville.
Les années d’Occupation, les crimes commis par la Gestapo, la fuite de Barbie puis son procès constituent autant de chapitres qui ont profondément marqué l’histoire lyonnaise.
Le film entend ainsi dépasser le simple récit judiciaire pour raconter le combat de deux personnes déterminées à faire face à l’impunité, dans une période où les anciens responsables nazis étaient encore nombreux à avoir échappé à la justice.
Un tournage qui se poursuit
Commencé à Lyon le 17 août, le tournage doit se poursuivre dans la capitale des Gaules avant de se déplacer vers d’autres lieux en France et à l’étranger. La production est annoncée comme un projet d’envergure internationale pour Netflix.
La date de sortie de Projet K n’a, pour l’heure, pas encore été officiellement annoncée. Le titre lui-même reste provisoire.
Mais pendant quelques jours, Lyon retrouve une partie de son histoire sous les projecteurs. Dans les rues du Vieux-Lyon comme au Palais de Justice, le cinéma vient ainsi faire revivre une traque qui aura duré dix ans et dont l’aboutissement demeure l’un des procès les plus importants de l’histoire judiciaire française.
Fait avec l’aide de l’IA


